‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 27 sur 267 · I. cil. l. V. 359 H suivants · texte numérisé non relu

I. cil. l. V. 359 H suivants

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outre nos hahiliHlcîs (;t les usagos de ces temps primilifs iijoule a l'aLLraiL dos tableaux : ces détails de navigation, ces apprûts de sacrifices et de festins, qui semblaient familiers et bas aux critiques du xvii'' et du xvrii'' si(''clos, ont une couleur historique et un pittoresque trùs appréciés de notre âge. Pour nous, Achille ne se dégrade pas en dépeçant les viandes qu'il destine aux envoyés d'Agamemnon, et en les faisant rolir au-dessus de la braise', pas plus qu'Ulysse et ses compagnons ne s'abaissent en préparant les victimes de l'hécatombe oflerte au dieu de Ghryse -. Nous donnons raison à Fénelon contre les modernes à qui répugnaient ces détails, et contre Iloudard de la Motte qui les supprimait dans son Iliade transformée '.

Le merveilleux. — La question du merveilleux a soulevé aussi bien des controverses. 11 faut d'abord reconnaître que les dieux d'Homère ont toutes les passions des hommes : ils sont violents, injustes, intéressés, vindicatifs ; ils aiment les festins, et ils quittent quelquefois l'Olympe ou l'Ida pour se rendre à l'invitation de certains peuples privilégiés, comme les Ethiopiens et les Phéaciens, qui célèbrent en leur honneur des fêtes de douzejaurs. Ils aiment la guerre ^vec fureur, et, au XXP chant de V Iliade, ils se livrent les uns contre le? autres dans la plaine de Troie à des combats acharnés, que Jupiter du sommet de l'Olympe contemple avec joie. Ils ont leurs héros flu'ils protègent, leurs ennemis dont ils vont jusqu'à détacher l'armure pour les livrer à la mort : c'est auisi qu'Apollon écarte le bouclier de Patrocle et le perce lui-même de sa lance. Si Neptune persécute Ulysse, c'est pour venger son fils Polyphème à qui le

î. Iliade, IX, v. 20j ot siiiv.

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