Iliade, cti. V. v. 136 et siiiv
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lient leurs armes et se pressent autour de Palroch; pour aller combattre les Troyens ', c'est à cJe> loups que le poète les compare :
Lorsquo fins loups flr-vijmnts, animôs d'unf^ force iriflornpiablc, ont «léchiré sur Ips morita^TiPS un wri' à la liaut<î ramure qu'ils viennent d'éf^or^'er; leurs inilchoires en sont toutes teintes de sang : alors ils vont en troupe au bord d'une souice profonde; leur langue légère lape la noire surface des ondes, et de leur bouche coule encore le sang du carnage. Leur cœur est rcinpli d'un courage intrépide...
Dans un autre passage 2 la marche des guerriers est comparée à celle de ces oiseaux de passage qui vont chercher un climat plus doux :
Comme de nombreuses légions d'oies sauvages, de grues et de cygnes au long cou, volent en se jouant au-dessus des prairies d'Asias, des ondes du Caystre, agitent leurs ailes, et cherchent à se devancer, en poussant des cris dont les campagnes retentissent; ainsi de nombreux bataillons sortent des tentes et des vaisseaux et se répandent dans la plaine du Scamandre.
Les éléments fournissent ^'autres comparaisons :
Les deux armées, se confondant, poussent d'affreux hurlements; ni les flots de la mer poussés par le souffle violent de Borée ne mugissent ainsi contre le rivage, ni la flamme étincelante ne fait entendre un tel frémissement dans les gorges de la montagne, quand elle s'étend sur une forêt pour l'embraser; ni le vent ne mugit ainsi contre les chênes à la haute chevelure, lorsque sa colère gronde avec le plus de fureur ^,