Ibid. ch. XIV. V. 394 et suiv
niSTOlRE DE LA UTTHUATrRE GRECOrE S3
Ailleurs ' les deux armées qui lancent des pierres sont comparées
... (iii.x; llocons pressés de la neij^-e qui tombent dans la saison (If l'hiver, quand Juj)iter se lève pour lancer ses traits mortels : alors, calmant les vents, il ne cesse de répandre la neige, jusqu'à ce qu'elle couvre et les cimes aiguës des montagnes, et les plaines fécondes, et les riches travaux du laboureur; elle s'amoncelle sur les ports et les rivages de la nier écumeuse, où les vagues la dissipent bientôt; mais tout !(> reBte est couvert, tant que se précipite avec force la neige de JupittT.
Nous pourrions multiplier les exemples de cette poésie tout extérieure. On en trouvarait beaucoup moins d'une autre sorte de comparaisons empruntées au monde intérieur, peu étudié dans ces âges primitifs 01^1 les merveilles de la nature et les agitations de la vie frappent exclusivement les hommes et les poètes. Voici pourtant une comparaison de cette nature : Homère nous montre Junon qui de l'Ida vole jusqu'à l'Olympe, « aussi rapide que la pensée d'un homme qui a parcouru beaucoup de contrées, et qui s'y repor» tant en esprit dit : allons ici, puis là-. »
A côté de ces tableaux rapides, il y a aussi dans les poésies homériques de véritables descriptions, mais courtes et sobres, -et sans aucune de ces longueurs qui ont tant discrédité le genre descriptif. Une des plus célèbres est celle de la grotte de Calypso^
Mercure trouv<^ la déesse dans sa grotte, l^n grand feu brûlait dans le foyer, et partout dans l'île s'exhalait le parfum du cèdre et du thuya livrés aux flammes. Elle-même, à l'intérieur, chantait de sa belle voix, occupée d'une toile qu'elle tissait avec une navette d'or. Tout à l'entour s'élevait un bois ver-