‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 31 sur 267 · Odyssée, c\\. V. v. 5!) et s^niv · texte numérisé non relu

Odyssée, c\\. V. v. 5!) et s^niv

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(loyiuiL (I iiiiiK's, il<.' [)('U|jli(;rs i-t de cyprès odorants. Là, les oiseaux aux vastes ailes faisaient leurs nids, elles hiboux, elles éperviers, et les corneilles marines aux lar^^es lan^'Ufs, qui épient les poissons de la mer. Autour de la f^rotte profonde, une jeune vigne étendait ses branches chargées fie f^rappes; quatn* sources à la suite répandaient une eau lim[)ide; d'abord voisines, elles se dirif^^eaient d«; quatre dilférents côtés. Sur leurs bords s'étendaient de molles prairies émailiées d'aches el de violettes : un Immortel môme en approchant de ces lieux ne les verrait pns sans arlmiralion et se réjouirait dans son c-o-ur.

La descriptioQ des jardins d'Alcinoiis ' est aus^i gracieuse el aussi sobre. Celle delà tempête qui jette Ulysse sur le rivage de l'île des Phéaciens est surtout frappante comme une peinture du courage et de l'énergie du personnage. Un critique éminent, M. Sainl- Marc Girardin, Ta analysée clans son Cours de littérature dramatique -. La scène du bivouac des Troycns autour du camp des Grecs n'est pas moins intéressante :

Les Troyens, fiers de leur victoire, reposent la nuit sur le champ de bataille ; ils avaient allumé beaucoup de feux. Comme dans le ciel, autour de la lune argentée, les étoiles brillent étincelantes, quand les vents se taisent dans les airs, quand paraissent au loin les collines, les hauts sommets et les vallées ; l'immense étendue des cieux s'étale à nos regards; on aperçoit tous les astres, et le cœur du berger s'ouvre à la joie. Ainsi, au milieu des vaisseaux et du cours du Xanthe, brillaient, en avant de Troie, les flammes allumées par les Troyens. Mill^ feux étincellent dans la plaine ; autour de chaque bivouac sont assis cinquante guerriers, éclairés par l'éclat de la flamme. Les chevaux mangent l'orge blanche et l'avoine, debout près des chars, et attendent que l'aurore reparaisse sur son trône éclatant ^.

i. Odyssée, ch. VIT, v. 112.

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