‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 35 sur 267 · Papo · texte numérisé non relu

Papo

"J. Vibmrv. Catulle, XXXVI. o. « Dt's?i(>siiîque triicos vibrare ia /iU>^' ; et j'aurais cessé de lui décocher mes iaujbcs mcuarauts.

76 FitSToiiu: i)i; i,\ i.ii iKiu i( m: (;!u:f;oiK

quolibets pof)iil;iires. iMais le poète qui lui a donné droit {{() cité (iaiis l;i littérature et qui a inérité d'en ôtre nonriuié riuventcur, (^'est Archiloguc;, le prornier et le -plus ^vdiid des iambo^^raplies.

Archiloque. — Archiloque llorissail vers 700 ; it était i^é dans ÏUe de Paros. une des Gyclades. Quoiqu'il ne nous reste de ses ouvrages que des fragfnents dispersés et courts, nous pouvons juger qu'il en est de lui comme delà plupart des poètes satiriques, et que le jugementd'Horacesur Lucilius s'applique à lui comme au vieux poète latin: « Gomme à de lidèles compagnons ^ confiait à ses livres tous ses secrets ; ni dans le malheur, ni dans la prospérité, ^1 ne cherchait d'autres confidents. Aussi y trouve-t-on exposée, comme sur un ableau votif, toute la vie du poètg\ » Sa vie est la ^matière même de ses ouvrages. Son'caractcre chagrin a été aigri encore par le malheur ; c'est la haine qui inspire ses vers.

Il quitta Paros pour aller habiter Thasos, sur les côtes delà Thrace ; il y conduisait peut-être une colonie. Il ne regrette pas sa première patrie dont il dédaigne « les figues et la vie bonne pour les matelots. » Il n'est guère plus content de ïhasos, qui t s'élève comme un dos d'âne couronné d'une forêt sauvage. » Cette île était pourtant renommée pour ses vins ; mais le poète y a souffert à la fois de malheurs publics et de malheurs privés. Les malheurs publics sont sans doute des guerres et les incursions des pirates qui désolaient les rivages de Thasos. Quant aux malheurs privés, c'est d'abord la mort de son beau-

Page 1