Odes, II, 7, vers 9 et
« Tecum Philippos et celerem fugara Sensi, relicta non bene parinula.
Nous avons adopté pour la fin la traduction de Jules Janin.
caractère, et donné à ses pensées un tour philosophie q^ue où Ton ne sent pas le lieu commun, parce que ces réflexions naissent à l'occasion d'un lait vivement senti. Tel est ce fragment dont Horace a profité comme de baucoup d'autres : « Ueportez tout aux dieux. Souvent ils tirent les hommes du fond de l'abiine et les relèvent, couchés qu'ils étaient et couverts d'une noire poussière. Souvent ils les abaissent ; les plus rassurés dans leur marche sont renversés ; alors les maux succèdent aux maux ; le malheureux erre sans dessein et sans ressources '. »
Xft langue d'Archiloque, aus>ïi simple et plus pré^ cise que celle d'Homère, est plus claire que celle de Pindare et des chœurs des poètes tragiques.
Simonide d'Amorgos. — Un poète contemporain d'Archiloque. Simonide, né dans l'île d'Amorgos ^ qui florissait vers GOO, avait aussi composé des iambes. Il avait eu des contestations avec un certain Orodœcidès, et, à l'exemple d'Archiloque, il confia à la poésie le soin de le venger. Nous n'avons rien de ces iambes ; mais il resie sous son nom une pièce satirique de cent dix-huit vers Sur les Femmes. On a aussi attribué ce petit poème à un second Simonide, un des plus célèbres poètes lyriques de la Grèce, Simonide de Céos. Cette pièce, dont les plaisanteries sont assez grossières, présente une suite de portraits de femmes: