Une des îles Sporades
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l'iino est compar«';e au ronard, une autre au chien, une autre à Tàne, ou au cheval, ou au sin^e. On trouve déjà dans les G'juvres et Jours d'IIf'isiode ces attaques nnalicieuses, qui ont été si souvent renouvelées chez les anciens et chez les nnodei-nes. Cependant, dans cette j^alerie composée de tahleaux satiriques, brille un beau et noble portrait, celui de la femme qui est de la race de l'abeille :
Une autre est née de l'abeille. Heureux qui l'a reçue en partage ! Celle-là seule est à l'abri du reproche ; par elle la vie est florissante et de ^lus en plus prospère. Elle vieillit aimée de son époux qu'elle aime, après lui avoir donné de beaux et nobles enfants. Elle est honorée entre toutes les femmes, une grâce divine rayonne autour d'elle. Elle n'aime pas à s'asseoir au milieu des femmes qui tiennent des propos légers... C'est Jupiter qui fait aux hommes le don de telles épouses, si vertueuses, si sensées ^
Mais après ce court hommage, le poète revient à la satire, et il conclut que la (emme est le plus grand des fléaux, le lien indestructible dans lequel nous a enchaînés Jupiter. Moins injuste et plus vrai, Hésiode, nous l'avons vu, avait dit du moins : « L'homme ne peut rien rencontrer de meilleur qu'une bonne femme, mais rien de pire qu'une femme mauvaise. »
Hipponax d'Ephèse. — Près de deux siècles'après Archiloque et Simonide, un autre poète, célèbre comme le premier par sa verve impétueuse, s'est fait à son tour de l'iambe d'Archiloque une arme redoutable Hipponax d'Ephèse vivait vers 540, à la fin de la lutte entre l'ancienne aristocratie et le parti du peuple. Frappé par les tyrans Comas et Athenagoras,