Vers 1134 et suiv
d02 HiSTOFi'.i: Di: la Lirri^nATïnE grecqï'e
liciii'. Siippfirtf radvnrsil/', Oyrnos, corriniC tu t'es r/'joui dans l(j lionliciir. Tes friîiiix aussi sont, un [»r(''Kfnt (]o la dcstiii(';e ; cl, rorrirncdda prospf'Tilf'? tiifs lorrilx' dans K- niallu-iir, ainsi rnainb'nant clicrclif à te tirer du m?il <n dr-mandant l»- secours d<'S (Jif'ux -... h^uj)[)ort<' tes rnaiix, rnon ca-ur, fjuoi<jUf t<'*s soufï'rancos soient inouïes; c'est le coîur des lâches qui se rétr(''cit. Ne va pas aigrir la douleur de ta défaite par ta colère et tes plaintes, affliger tes amis, et réjouir tes ennemis!
Il faut donc espérer, lutter et s'appuyer sur Uts bons, en repoussant l'aoïitié des méchants ; car, dit Théognis :
Quel service peut rendre un airii méprisable? Tu fais du bien à un méchant, ton service est perdu, autant vaut semer dans les flots écumants de la mer. Si tu ensemences la mer, tu ne récolteras pas de riches moissons; si tu obliges un méchant, tu n'auras pas de retour, car le cœur du méchant est insatiable; si tu manques une fois à le satisfaire, tout le passé est perdu; l'amitié disparaît. Beaucoup de gens sont amis de nos mets et de notre vin, peu se présentent dans les affaires graves... Rien de plus difficile à reconnaître que l'homme faux, Gyrnos, rien qui demande plus de surveillance. Quand on reçoit de For ou de l'argent altéré, on se résigne à ce malheur, car l'homme habile reconnaît facilement la fraude. Mais un ami qui cache en lui-même la perfidie de son cœur, qui dissimule sa fourberie, voilà l'alliage le plus impur que le ciel ait composé pour les hommes, et rien n'est plus difficile à distinguer 3.
Il nous serait facile de multiplier les citations. Nous trouverions partout cette morale pratique qui est celle de la prudence, de la défiance, de l'intérêt bien entendu. Elle ressemble beaucoup à la sagesse d'Hé-