‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 60 sur 267 · CHAPITRE YI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI

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Vie de Pindare. — j.a poésie lyrique des Grecs .n'a pas de nom plus urand que celui de Pindare. Dans l'admiralion des anciens il est le premier; tous vantent l'éclat, l'élévation, l'ampleur de sa poésie, et le poète Horace, dans les vers où il le célèbre, n'est que l'interprète du sentiment général : « Tel qu'un lleuve qui descend des montagnes et que les pluies ont entlé se répand hors de ses rives ; tel bouillonne et précipite i\ grands Ilots son éloquence profonde l'impétueux Pindare '. »

Cette renommée si grande lui fut acquise de son vivant môme. Né à Cynocéphales, près de Thèbes, en 52:2, h peine avait-il vini^tans que sa gloire commenpait, et bientôt il effaçait l'éclat de Simonide et de ses compatriotes, Corinne de Tanagre et Myrtis, dont il avait, dit-on, été l'élève. Leurs chants étaient composés dans le dialecte thébain, dialecte méprise et peutêtre peu compris du reste à,c la Grèce. On dit cependant que dans les concours Corinne l'emporta cinq fois sm' Pindare. Celui-ci, peu généreux à l'égard de ses rivaux, faisait, suivant les commentateurs, allusion à Bacchylide et même à Simonide, lorsqu'il parle dans sa deuxième Olympique et ailleurs de « ces corbeaux qui poussent des cris contre Taigle. »

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