Pijth. II, IV
IIIS'IOIIIK DE LA LITTÉIIATLUE GUKCOUE 143
Pc'Il'O ot CadiiiLis. Là aussi Acliilh; l'iit U'anspuilr jcir sa mùiv, quand olln eut par ses priei-cs llrclii le cn'ur do .Iu[)iler '.
OÙ Pirul;irc avail-il puisù celle tiivlliolouie si épurée ? Peut ôtre dans son propre ij;éiiio. peut-ôlre dans les mvslères. Onoi (|u'il en soit, on comprend que Platon, (jui bannissait Homère de sa républi(jno idéale, professe pour le poète de Thèbes, la plus vive admiration. Celte élévation religieuse et plus encore l'intérêt national (luc les odes avaient pour les Grecs, expliquent, avec les dons supérieurs que nous avons essayé de mettre en lumière, la grande renommée de Pindare. S'il a beaucoup perdu chez nous par les raisons que nous avons énumérées, et surtout par rexlrôme difficulté de son langage, il lui reste encore, pour mériter noire atlenlion et récompenser notre travail, ces grandes (jualitcs qui sont de tous les temps, l'imagination, la sublimité, la verve poétique.