‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 72 sur 267 · V. 980. Ed. Boipsonnadp · texte numérisé non relu

V. 980. Ed. Boipsonnadp

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vauL l'hv rscliivr <!<• (:<• ^"<^ M'"' '•'<-'•'''• *<* *"^ ''*' J'^''^''' ^'l- ••^"" inessa^oT complaisîiiiL. C'est ainsi qu'il convi-'riL (rinjuri^-r qui ^,,„j^ injiirio. — Tu <'S joyeux, à oc quejf vois, de Ion sort piv- ^(•nl .iMyriix ! [)uiss<''-jf^ voir se réjouir ainsi mes ennemis, '.•ttoi i,;in.ii"eux, Mercure! ! —Tu tn'aceuses donc aussi de les ,„.,ll„.urs? —Oui, jehnis Ions les dieux ; à mes hienfails, ils^ iv.M.ndenL injusL.'mi'ul |.;ir le m;il. - -le le vois, ton esprit esl ,,„.„ ,„;^i;^,if.; Qu'il le soit, si e/est ime maladie que (h- h;nr ses (•riueinis: - Heureux, tu seniis insupportable. n.-|as!... — Voilà un mot que ne connaît pas Jupiter. — i.e temps rnari-lie, c'est un maître qui enseigne toutes choses. — Ce maître, cependant, ne t'a i)as encore enseigné la sagesse. — En elfel, sans cela, je ne te parlerais pas, vil esclave. — Ainsi tu ne diras rien de ce que veut mon père? — Je lui dois en effet cette marque de reconnaissance ! — Tu me railles vraiment comme un enfant. —N'es-tu pas un enfant, plus simple même qu'un enfant, si tu comptes rien tirer de moi?...

A la maie vigueur de ce dialogue opposons la terrible impétuosité, la richesse et Taudace lyrique du chant des Furies, dans la tragédie des Eumémcles:

Allons, formons nos chœurs, il faut, dans un chant terrible, révéler le ministère qu'exerce auprès des mortels notre tribunal les équitables jugements que nous aimons à rendre. Quiconque lève vers le ciel une main pure est à l'abri de notre courroux et peut vivre sans alarmes. Mais, tout assassin qui,comme cet homme, cache au jour une main sanglante, voit apparaître en nous les témoins véridiques, les inflexibles vengeurs du meurtre... ^

C'est mon sort, en effet, sort immuable que m a file la Parque. L'artisan d'œuvres parricides, je dois m'attachera lui jusqu'aux enfers; mort, il n'est pas encore affranchi de moi... Chargées de la ruine des familles où un Mars domestique a frappe en trahison des amis, nous poursuivons le coupable: quelque fort qu'il soit, pour prix du sang qu'il vient de verser, nous le perdons... Je m'élance sur lui et je foule son corps de la lourde plante de mes pieds; en vain ses jambes s épuisent à me fuir; le Iléau l'arcnble. Tombant il ne voit rien, tant son

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forfait l'avouo-lo, lant la nuit du crime ronvoloppe de toutes parts; iiiie nuée ténébreuse s'est répandue sur si demi^n'e, su voix lamentable le raconte...

Dans ce chant d'une sombre et sauvage énergie (j^iielques images rappellent Hésiode et Pindare : mais rien, si ce n'est peut-être les Psaumes, n'égale le terrible effetde l'ensemble. Telle estcette poésie étrange, qui effraie quelquefois notre goût, mais qui s'empare fortement de notre imat^ination. Sophocle, plus parlait et plus pur, mieux fait pour charmer à la lois l'esprit et le cœur des modernes, n'atteindra pas l'incomparable grandeur de ces chants lyriques.

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