Oreste, v. 2S7 et suivants, 2. Electre, v. 1177 ol suiv
romords lo poids do leurs propres fautes'. Le jeune Jon,(lansla tragédie de ce noiri, ne parle pas autrement :
Les dieux punissent parmi les liorriines ce.ux «Jont le cœur est pervers: est-il donc juste que vous, qui avez «'îcrit les lois (jui nous ^'ouvernenl, vous soyez vous-mAmes les violateurs des lois?... H n'est plus juste de condamner les hommes, s'ils imitent les vices des dieux, il faut accuser ceux qui leur donnent ces leçons ^.
La conclusion de ce langage, c'est que ces dieux sont imaginaires. Euripide ne craint pas de le faire dire à ses personnages: Hercule, répondant aux plaintes de Thésée :
Ce sont les poètes, dit-il, qui ont inventé ces misérables récits 3...
Non,
s'écrie à son tour Iphigénie, condamnée à immoler des victimes humaines,
non, il n'est pas possible que l'épouse de Jupiter, Latone, ait enfanté une divinité si cruellement stupide. Les hommes de ce pays, habitués à verser le sang humain, ont transporté en Dieu leurs propres vices, car je ne crois pas qu'un Dieu fasse le mal *.
Ainsi parle Hécube en réfutant Hélène qui rejette ses fautes sur la puissance de Vénus :
Ne fais pas les déesses insensées pour parer ta honte; tu ne persuaderas pas les sages. Tu as nommé Vénus, c'est une autre dérision. Toutes leurs honteuses passions, voilà Vénus pour les mortels ^.