Du mot grec muthos, fable, mythe, légende
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La seconde période embrasse le ix'- siècle avant J. -G. et la première moitié du viii*. (Test ï'Xu;e des grandes entreprises en commun, depuis l'expédition des Argonautes et les guerres do Thèbes, jusqu'à la guerre de Troie et au retour des Héraclides ; c'est aussi l'âge où paraissent les longues compositions poétiques qu'on nomme ^épopées. A côté de ces poèmes guerriers et histori(|ues dont nous avons conservé deux beaux monuments, se produisent aussi des épopées religieuses et didactiques, destinées ;\ fixer les traditions et les croyances, et à tracer aux hommes les rèi-les d'un art ou les principes delà vie. Cette période s'appelle la période héroïque ou épique .
La troisième période, qui s'étend du milieu du viii° siècle à la fm du vi" (750 h 500), présente un caractère tout différent, et cette fois encore la littérature est l'image fidèle de la société. Les cités s'établissent définitivement, les grandes législations paraissent, les colonies se fondent sur toutes les côtes de la Méditerranée et de la mer Noire, le commerce est actif, les guerres locales sont nombreuses. Le mouvement ne manque pas non plus dans l'histoire littéraire. La poésie épique avait été le privilège des Ioniens ; la poésie dramatique se concentrera dans Athènes : la poésie de celte époque intermédiaire lleurit partout, sur les deux continents de la Grèce et de l'Asie, dans les îles, sur les côtes de la Grande-Grèce et de la Sicile ; les peuples les plus déshérités, tels que Sparte et Thèbcs, ont aussi leurs poètes. De môme que les États sont morcelés et vivent dans l'isolement, de même la poésie ne compte plus guère de compositions historiques e t de longue haleine ; des passions locales et le plus souvent personnelles l'inspirent, et ces chanis vifs et infiniment variés ont en général peu d'étendue : c'est ]^ période hjriqi(r.
La quatrième période (de oOO à 300) est \3i période at-
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Li(/w>, .'linsi nommée parco quo tous les f,^nmds moniilUiuiLs (|iii la remplissent sont nés à Athènes ou sous JliiiilniiiiiiiLjJe l'esprit d'Athènes. C'est pendant ces deux siè(*los ié.:onds gue le théâtre, Hiistoire, la philosophie, l'éloquence se développent, et presque aussitôt arrivent à leur perfection.
La cinquième période, ou 'période alexandrine (de 309 à 14G) voit la prééminence d'Athènes passer à Alexandrie ; tous les écrivains et les savants de cette nouvelle période sont nés à Alexandrie ou y ont vécu ; le nom de cette ville est resté attaché au leur.
La sixième période, ou période grèco-romaine, dont le nom indique assez le caractère, s'étend de 140 av. J.-G. jusqu'à 300 de l'ère chrétienne. La Grèce, qui a perdu son indépendance, semble avoir aussi perdu son ancien génie ; seuls, les genres les moins personnels, l'histoire, la philosophie, la rhétorique produisent des œuvres distinguées ou estimables. Heureusement, dans la seconde moitié de cette période, l'inspiration chrétienne vient renouveler les âmes et donne naissance à une nouvelle éloquence, trempée à la fois aux sources du génie oriental et du génie g'^ec.
La septième et dernière période, qui se prolonge jusqu'à la chute de Gonstantinople (300 à 1453), serait bien pauvre, malgré son étendue, si le commencement n'en était marqué par les grands noms et par les chefs-d'œuvre de l'éloquence des Pères de l'Eglise. Mais, quoique la période byzantine se traîne ensuite, sans produire d'œuvres vraiment remarquables, il faut admirer cette vitalité d'une langue qui, au milieu de l'invasion de tant de peuples barbares de l'Occident et de l'Orient, se maintient presque sans altération, et d'une littérature qui, jusqu'au jour de la conquête ottomane, produit encore des chroniqueurs, des grammairiens et des érudits.