‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 90 sur 267 · Voir page 277, note · texte numérisé non relu

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gieuse des Athéniens. Nous parierons bientôt des Nuées d'Aristophane et de l'inlluence que ces personnalités violentes ont pu avoir sur la condamnation bien postérieure de Socrate. Nous verrons aussi que, parmi tant d'attaques de notre poète contre Euripide, le reproche d'impiété n'est pas un des moins amers. Mais Aristophane, quicombatSocrate et Kuripide,est

! un « défenseur delà religion nationale; il soutient à sa façon le fond de croyances et les formes du culte

! que sanctionnait TÉtat. La piété fait partie de son

' patriotisme conservateur ; il est interprète du sentiment général des Athéniens, très libres parfois avec

' leurs dieux, mais attachés à la religion de leurs pères, très empressés auxnombreusessolennités qui faisaient de leur vie une fête perpétuelle, et nullement disposés à déserter les magnifiques temples qu'ils élevaient à ce moment même K »

A côté des scènes bouffonnes que nous avons signalées, on trouve des invocations aux divinités nationales, à Minerve, à Gérés, à Neptune, à Bacchus,qui sont de véritables prières. La parabase des Chevaliers en fournit de beaux exemples :

Neptune équestre, qui .te plais aux hennissements des coursiers et au retentissement de leurs pieds d'airain, toi qui aimes à voir les navires rapides fendre l'onrle de leur proue azurée ou une troupe ardente de jeunes gens lancer à l'envi leurs chars dans la carrière, passion qui leur coûte si cher, viens assister à nos chœurs, dieu au trident d'or, roi des dauphins, fils de Saturne, toi qu'on adore à Sunium et à Gereste.... etc.

Et plus loin :

Déesse tutélaire d'Athènes, ô Pallas, qui règnes sur le pays le plus rehgieux, le plus puissant, le plus fécond en guerriers

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