SOPHISTIQUE
Origines et esprit de la nouvelle sophistique. — Aux moralistes, philosophes, historiens et savants, qui constituent la gloire sérieuse du siècle des Antonins, il faut opposer les nouveaux sophistes et rhéteurs, dont le rôle fut considérable... et frivole.
La première sophistique, au ive siècle avant J.-G. avait abouti en morale au scepticisme. La seconde, iont l'âge d'or est le siècle des Antonins, fleurit jusqu'au cœur du iv« siècle après J.-G., et se rattache à la première par son esprit, car elle repose aussi sur ce principe déplorable qu'il n'est point d'idée vraie ou fausse, que l'on peut sur tout sujet soutenir aussi bien le pour ou le contre, et que tout se ramène à un usage plus ou moins habile de la parole : devenir un virtuose capable de jouer et, au besoin, d'improviser sur n'importe quel thème des variations brillantes, tel sera l'idéal du nouveau sophiste.
D'autre part, la seconde sophistique tient par ses