VI. — Pindare
L'œuvre de Pindare. — Pindare, le poète lyrique dont les œuvres sont le moins mutilées, est aussi le plus illustre. Gomme Simonide et Bacehylide, il n'inventa rien, et il profita seulement des progrès accomplis par Stésichore ; mais il a l'imagination plus hardie et une fierté d'accent inconnue jusque-là ; c'est un grand artiste et une ârne élevée en qui se résume le travail poétique des générations précédentes. 11 avait traité tous les genres du lyrisme d'apparat, et son œuvre représentait à peu près vingt-quatre mille vers : nous avons les quatre livres des Épinicies ou « Odes triomphales » (Olympiques, Pythiques, Néméennes. Islamiques) et divers fragments, soit environ six mille vers.
Sa vie. — Pindare (521-441), né à Gynoscéphales, auy portes de Thèbes, s'adonna de bonne heure à
(1) Hiéron de Syracuse et ses frères.
Ci) Bacehylide, Ode V, v. 16-36, et Ode III, v. 85-98. Tr«d»ction bouv«I|w l'tprts le texte de la 3« édition Blass, 1904).