I. Jli^, cb^nt IX, vew 186 et suivanu
26 CHAPITRE n.
ehantres qui hantaient les palais ;lea rois , et dont Vkrûe s% laissait trop souvent aller k l'orgueil , corrompue par les applaudissements populaires. « Les Muses, y rencontrant Thamyris le Thrace, comme il revenait d'OEchalie, de chez rOEchalien Eurytus , mirent fin h ses chants ; car il s'était vanté présomptueusement de vaincre, fût-ce les Muses ellesmêmes qui chantassent, les filles de Jupiter qui tient l'égide. Elles, irritées contre lui, le rendirent aveugle ; puis elles lui ravirent son chant divin, et lui firent oublier Fart de jouer de la cithare ^ > Thamyris était fils, suivant quelques-uns » de Philammon. Il faut l'entendre probablement au sens spirituel : Thamyris était le disciple, Philammon le maître. Mais Thamyris n'avait emprunté à Philammon que les secrets de la science poétique et musicale , et il portait sans doute à la cour du roi d'OEchalie des chants d'un caractère plus mondain , si j'ose ainsi dire , que les hymnes en l'honneur de Latone et de ses enfants. Thamyris est le lien qui rattache aux anciens aèdes religieux ceux que j'appelle les aèdes épiques, ces maîtres ou du moins ces précurseurs d'Homère.
Phémlns.
Phémius, Paède que les poursuivants de Pénélope forçaient de chanter dans leurs banquets, n'a rien du prêtre d'autrefois que la cithare et la voix harmonieuse. C'était certainement un aède épique, celui dont Homère parle ainsi : « Pour eux chantait un illustre aède; et eux 1 écoutaient, assis en silence. Il chantait le funeste retour des Achéens, quand ils reviiirent de Troie , en butte au courroux de Pallas Athéné. Le chant divin va saisir, à l'étage au-dessus, l'attention de la fille d'Icarius, de la sage Pénélope. Elle descend le haut escalier de son appartement; derrière elle marchent deux de ses suivantes. Arrivée près des prétendants, la femme divine entre toutes s'arrête sur le seuil de la salle artistement construite , et se couvre les joues de son voile brillant. ^. Puis, tout en pleurs» elle e'adresae à l'aède in-