‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 11 sur 137 · Iliade, cbant II, Ters 604 el 0iiirani · texte numérisé non relu

Iliade, cbant II, Ters 604 el 0iiirani

LA POSSIE GRECQW AYANT HOMÈRE. t7

spilé.'iPhémioSy ta sais bien d'autres récits propres à chan- «Bcrles mortels y ces actions des guerriers que célèbrent (kiièdes. Chantes-en quelqu'une à tes auditeurs, et qu'ils • kireot leur Tin en silence. Mais cesse ce chant funeste qui ( M ait que torturer mon cœur ^ «

Les chanta attribués par Homère & Démodocus , Taède des liéieiens , aont marqués au plus haut degré du caraelèri Mqne : on dirait les arguments de quelques poèmes ilia^ les, qu^HomSre ayait sous les yeux, ou, si Ton yeut, dans ifliémoire. Démodocus est aveugle comme Thamyris; mais n'a point oublié comme lui l'art de tirer de la cithare issons mélodieux: il est, plus que jamais, le bien«aimé » Muses. • La Muse inspire à l'aède de chanter la gloire s guerriers , un sujet de chants dont la renommée montait Bfs jusqu'au ciel immense. Il conte la querelle d'Ulysse et Achille fils de Pelée ; comment , un jour, dans un splen-^ de festin en l'honneur des dieux, ils se prirent violemment I paroles. Or, Agamemnon , le chef des guerriers , se rélissait en son âme de voir se disputer les plus braves des iïieas. Car c'était là ce que lui avait prédit Phœbus ApoU 1, dans Pytho la sainte , après qu'il eut franchit le seuil de ure, pour consulter l'oracle, au temps où s'apprêtaient à idre sur les Troyens et les enfants de Danaùs les pre^ ères calamités, en vertu des décrets du grand Jupiter'. » le antre fois, sur l'invitation d'Ulysse lui-même, Démoeus chante le fameux stratagème du cheval de bois , et cette se d'Ilion , si souvent célébrée depuis. « Il conte d'abord ornent les Argiens montèrent sur leurs navires au solide ic, et reprirent la mer après avoir mis le feu à leurs ten^ Les autres, avec le très-renommé Ulysse, étaient déjà milieu de la place publique de Troie, enfermés dans les ts du ebetral ; car les Troyens l'avaient eux^mAmes traîné

Odrssée^ ch9inl ï, ▼«« 825 et suiTanU.

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jusqu'à la ville haute. Le cheval était donc ainsi debout; eii T les Troyens délibéraient sans trop s'entendre, assis autoui : c de lui. Trois avis divers partageaient l'assemblée : ou bien c^ ouvrir avec le tranchant de l'airain impitoyable les cavités >^, de ce bois ; ou bien le traîner au plus haut point de la cita- -^ délie, et le précipiter en bas des rochers ; ou enfin le laisser ^^ là comme une magnifique offrande, propre à charmer les , dieux. Ce dernier avis finit par prévaloir; car c'était l'arrêt y, du destin que la ville périt, après qu'elle aurait enfermé .^ dans ses murs le grand cheval de bois, que remplissaient ■tous les plus braves des Argiens, apportant aux Troyens le ^ carnage et la mort. Il chantait comment les fils des Achéens >^ saccagèrent la ville, versés à flot par le cheval, hors de la ^ profonde caverne où ils étaient embusqués. Il chantait les , assaillants se ruant de tous côtés pour dévaster la ville ^ splendide; puis Ulysse, s' avançant, comme Mars, vers la demeure de Déiphobe , accompagné de Ménélas , qui valait un dieu. Là , Ulysse , disait-il , engage bravement un combat , terrible, et finit par vaincre, grâce à l'appui de la magna* ? nime Athéné ^ »

Une fois, il est vrai, Démodocus chante les dieux; mais ce n'est pas, tant s'en faut, pour leur attirer le respect des hommes. Il conte les amours de Vénus et de Mars, et le stratagème de Vulcain pour les surprendre : sujet fort peu mystique, et que l'aède traite d'un style qui n'est rien moins que grave. Ce n'est pas un hymne» à coup sûr, dans la manière d'Orphée.

Quand même il serait avéré que Démodocus , Phémius et Thamyris ne sont que des noms de fantaisie et des personnages de l'invention d'Homère, ce que pour ma part je ne saurais accorder, l'existence d'épopées plus ou moins complètes, ou si Ton veut d'embryons d'épopées, antérieurs aux compositions homériques, et, par conséquent, l'existence d'aèdes épiques antérieurs à Homère, n'en serait pas moins un fait incontestable et valablement acquis à l'histoire. Mais ce fait a d'autres preuves encore que les chants mis par Ho-

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