ORATEURS DU QUATRIÈME SIÈCLE AVANT J. G. 4S
ils placé dans la liste des orateurs classiqtKS , avectow ceux dont j*ai déjà parlé dans ce chapitre.
n y a quelques autres noms qui méritent d*étre mentioR"nés ici , encore que nous ne cherchions nullement k dresser le catalogue de tous les hommes qui ont porté, au quatrième siècle, le titre d^orateurs. Tel est Alcidamas d'Élée en Ëolide, disciple de Gorgias , et orateui^ou plutôt sophiste à la façon d'Isocrate. Nous avons de lui deux harangues d'école, écrites sans trop de prétention. Tel est Hégésippus, qui travailla avec talent à la même œuvre que Lycurgue et Hypéride. Quelques-uns lui attribuent la harangue sur VHaionèsey morceau assez médiocre et entaché de mauvais goût. Hais Plutarque, dans les Apophthegmes ^ cite un mot de lui qui vaut mieux que cette harangue , et qui prouve qu*Hégésippus était un homme de cœur, et capable d'atteindre à la vraie éloquence. Un jour, qu'il parlait avec force contre Philippe, un Athénien l'interrompit en s'éenant : « liais. c'est la guerre que tu proposes ! — Oui , par Jupiter 1 dit Hégésippus; et je veux, de plus, des deuils, des enterrements publics , des éloges funèbres , en un mot tout ce qui nous doit rendre libres et repousser de nos têtes le joug macédonien. >
DéBMMle. — PlioelOBu
Les huit orateurs dont Alexandre avait demandé la tête , avec celles de Lycurgue et de Démosthène, ne sont connus que par leur nom. Hais Démade, cet autre orateur qui se chargea, moyennant cinq talents, d'aller apaiser la fureur d'Alexandre, et qui y réussit en effet, avait laissé la réputation d*un homme puissant par la parole^ sinon d'^un honnête homme, n n'écrivait pas ses discours* Phocioiui'écrivait pas non plus les siens, qui n'étaient pas si brillants que ceux de Démade, mais qui produisaient bien plus d'effet encore. Oa* mettait ces deux orateurs en parallèle avec Démosthène. « Oki conve-^ nait généralement, dit Plutarque dans la Kie cfc Dëme^Mne;,