PLUTARQUE. SOT
ï^iUfNnHn, le mante&n bts, caapt du bcùk dani la. csûine le 3(m bAle. Voilkle véritable art de peindre. La |difaiononie ne se montre pat dans les grands traitSi ni le caaractèra laas les grandes actions: c'est dans les bagatdles cpie le lalurel se découvre. Les choses publiques sont ou tn^ comaiiMs ou trop apprêtées; et c'est presque ' uniqnenaeni k. eltes-ci que la dignité moderne permet à nosauteora de .'arrôter. «
La: grmde odlection des œavres dîversM dePlutarque, stmue volgnrmeat soub le titre de Morales, contient des raités de toute valeur et presque de tout genre. D eit vraii [aePlBtarqaeast un moraliste avant tout ; son àme-d'honléte homme, passionné pour le bien, se mêle atout ce qu'il ierit : c'est là ce qui donne tant de vie même kses disserations d'antiquités ; c'est là ce qui fait lire aee diseusaions uëupbysiques, politiques ou religieuses; c'est là ce qui rend atéressantea jusqu^àses faiblesses d'esprit. On lui pardonne «n» peioe d'avoir été fort injuste envers les stoïcienBi; et, [uand on songe à son amour tout filial pour C^i^née, on. l'explique qu'il ait fait un livre contre l'historien Hérodote, [ui avait dû traiter sévèrement, dans ses récits, la Béotie et es Béotiens. Hais, parmi cette multitude d'écrits qui, pour a plupart, n'ont avec la morale proprement dite que des apports indirects et' fortuits, il en est un certain nombre jQnt ta morale didactique est le sujet, la subUance mfime ; t ceux4à sont les plus renommés de toute, la colleetion : ce ont ceux ot le génie de Plutarque s'est montré avec tous es avantages. Qnelques-uns sont d'une bsute éloquence. i6 dialogue intitulé des Délais dé la JusticB. divin» est la lus grande et la plus belle œuvre que la littérature et la hilosopbie greeques aient enfantée depuis le t^ops de 'laton. Le dialogue intitulé de l'Amour n'est gaine moinsemarqu^le dans son genre. Plutarque n'a pas- traité on sujet dans la grande manière de Platon^ et son livre t'est point une contrefaçon du Ban^t. II s laiué l&Ys^itoi-
physique profonde et la haute poésie ; il s'est enfermé dans le domaine des réalités de la vie domestique ; il a voulu tse montrer uniquement ce qu'il était, bon époux, bon père de famille, conteur très-aimable. Son livre est le panégyrique de l'amour légitime, et contient le récit d'une foule d'anecdotes dont la tendresse conjugale est le thème ordinaire. C'est là, vers la fin du dialogue, que Plutarque raconte la touchante histoire du dévouement d'Empone, que nous Dommons, d'après.les Latins, Ëponine. 11 y a encore d'autres ouvrages dans la collection qui passeraient pour des chefsd'œuvre, s'ils n'étaient éclipsés par le voisinage de ces ouvrages renommés. Ainsi, la Consolation à sa Femme sur la Mort de sa Fille est une lettre pleine d'émotion, de naïveté et de tendresse. Les traités sur la Superstition^ sur le Mariage^ sur la Noblesse y et bien d'autres encore, ou pour mieux dire tous les traités moraux de Plutarque, et en général tous ses écrits de quelque nature que ce soit, se recommandent par des qualités estimables , et procurent au lecteur agrément et profit. Toujours et partout on y sent cet amour du bon et du beau, cette simplicité de cœur, cette parfaite sincérité , qui captivent le sentiment ^ alors même que la raison a quelque chose encore à désirer.
style de Plater««e.
Je ne dois pas dissimuler que la diction de Plutarque est loin d'être digne de celle des anciens maîtres. Plutarque a subi, autant et plus que personne, la fatale influence du siècle où il écrivait. Sa langue n'est plus celle de Platon, de Xénophon , de Thucydide ; il n'a pas même essayé, comme ceux qu'on appelle atticistes , d'en retrouver les secrets. Il prend ses termes de toute main ; il se teint des couleurs des écrivains dont il reproduit les pensées , peu soucieux d'effacer les disparates et d'adoucir les tons criards. Rien de fondu, rien d'achevé; nulle conformité, nulle règle, nulle mesure. Sa façon d'écrire est plus aiguë, dit Jacques Amyot dans son expressif langage, plus docte et pressée que claire,
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polie ou aisée. Dacier compare ce style à ces anciens bâtiments dont les pierres ne sont ni polies ni bien arrangées, mais bien assises, et ont plus de solidité que de grâce et ressentent plus la nature que Fart.