‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 123 sur 137 · LUCIEN · texte numérisé non relu

LUCIEN

YIB DE LOCIlNt^— SCeynCiSMK DE LUCniN. — LUCnNWORALISTrST tell- VAIN. — ROUANS DE LUCIEN. — LUQUS OU L'ANE. — HISTOIRE Y^BI- TABLE. — POÉSIES DE LUaiH.

'Vie de liveleB.

Lueicn naquit 'h Samosate, ^capitale de 1« Gomagène, proyince de Syrie. On ne sait ni la date de sa naissance, ni celle de sa mort. On sait seulement qu'il fut contemporain de Trajan, d'Adrien et des Antonios, et qu'il parvint à une grande Tieillesse. Ses parents le destinaient à la profession de sculpteur; mais il n'avait aucun goût pour cet art O abandonna, diàs la première leçon, le maitre à qui on l'avait confié, et qui ëtait le iirère de sa mère. Il s'adonna tout entier à l'étudedes belles-lettres, et il fut bientftt en état de tirer parti de ses talents. Jusqu'à l'âge de quarante ans, il se borna à plaider ou à donner des leçons de rhétorique, d'abord à Antiocfae, puis à Athènes. C'est alors qu'il commença à écrire pour le public et à voyager. Il vint en Italie, et il y fit un assez long séjour. Il passa de là dans les Gaules^ «t ei^uite dans l'Asie Mineure. Enfin il se fixa en Egypte, où l'empereur Marc Aurèle hii avait assigné d'importantes fcmctions administratives et judiciaires. C^est à Alexandrie probablement qu'il mourut, dans les premières années du règne de Commode. Avant d'arriver aux honneurs, il avait d^jà acquis fortune et renom. Ses écrits étaient avidement dévorés; et on lui payait des prix considérables pour ces leçons et ces déclamations qu'il faisait sur son passage, à la manière des sophistes et des rliéteurs de son temps. Après avoir raconté le songe qui avait déterminé, disait-il, sa vocation littéraire, il ajoute ' : < Tel qui aura entendu le récit de mon songe sentira, j*en suis sûr, lé courage renaître dans son ftme. Il me

Page 1