‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 129 sur 137 · AUTRES ÉCRIYAINS DU SIÈCLE DES ANTONINS · texte numérisé non relu

AUTRES ÉCRIYAINS DU SIÈCLE DES ANTONINS

de Babylone, qui reut ravir Sinonis à son époux , ni celui des atroces vengeances du tyran, de la fuite des deux victimes, et de la poursuite sans fin dont les accidents et les péripéties remplissaient l'ouvrage. On aurait là sans doute de précieuses révélations sur cette étrange société où lamblique avait passé sa vie, et sur les contrées qu'avait parcourues ce mage à la fois grec et barbare , ce rhéteur nourri aux lettres babyloniennes, et qui avait assisté aux grandes révolutions de la haute Asie. Photius nous apprend d'ailleurs qu'Iamblique était un écrivain de talent. Quelques-uns des épisodes cités par le patriarche semblent même indiquer une certaine grâce d'imagination , et je ne sais quoi de riant et d'aimable. Il n'y a pas trois siècles, les Babyloniqvss subsistaient encore en manuscrit dans la bibliothèque de l'Escurial et dans une bibliothèque de Florence; mais ce livre a disparu, ou ne sait comment; et on renonce presque à le retrouver désormais, à moins de quelque heureux hasard.

Maxime de Tyr est plutftt un philosophe qu'un sophiste, n a eu le bon esprit de n'écrire que sur des sujets sérieux, et de viser à être utile. L'ouvrage que nous possédons sous son nom se compose d'une suite de petits traités sur des questions de philosophie morale. C'est la doctrine platonicienne mise à la portée de tout le monde. Maxime de Tyr n'a rien d'original : il se borne à commenter les pensées de Platon; mais il s'exprime en bons termes, et il ne manque ni d'imagination ni de goût. C'est un des auteurs de ce temps qui méritent le mieux d'être lus; et, quoiqu'il n'ait jamais passé pour un phénix d'éloquence , il est plus éloquent en réalité que tous les déclamateurs qui pullulaient alors; ou, si l'on veut, il est moins étranger qu'eux aux choses du sentiment et de l'âme. Cet homme estimable vivait à Rome sous le règne de Commode. Il ne faut pas le confondre avec le stoïcien Maximus, qui fut un des maîtres de Marc Aurèle.

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SextVB Bmpiriciis, qui écrivait aussi seras le règnede GoiD^ mode, est le plus savant de tous les sceptiques andeos. Soa drudition estimm^ase, sa logique imperturiiiaUe, son esprit net et délie. Nous avons de lui deux ouvrages écrits dans un trè9*bon style, trèsHBimpleet trèsndair, les Hypoêyposespifr^ rhoniennes et le traité CotUre ks Dogmatique , vulgairement dlé comme un ouvrage contre lest mathématicâens* Sextns était un médecin, comme l'indique son sornom.

Appien d* Alexandrie, avoeatetjurisconsttlta& Rome, puis intendant des affaires domestiqueS'des eflapereursv futeon^ timpomn de Trajan, d'Adrien et dlÀntonin le Pieux^ D afvait éorit en vingt*quatre livrea. une htatoira ronûneptr peapkset par provinces, depuis les temps les plus reeulés jusqu'à Auguste. Il reste environ la moitié decel oavrage. Appien est de Técole de Polybe ; mais il n'a pas le discernement et l'exactitude de oe grandhialerien , à plus forte raison sa profondeur et son génie. C'est un narrateur sec et froid, mais non pas pourtant ennuyeux, surtout quand il conte de grands événements, comme la guerre de Pont et la guerre civile. Son style a peu de défauts graves , et encore moins de remarquables qualités.

Je pourrais allonger beaucoup ce chapitre, car le siècle des Antonins fut d'une extrême fécondité en écrivains de toute sorte; et il n'y a guère de période, dans la littérature grecque, qui nous ait laissé un plus grand nombre d'ouvrages. Mais bien peu de ces écrivains méritent de -figurer dans notre* galerie; et quelques-uns, illustres à^ d^autres titres, ainsi les médecins Arétée et. Qralien ne sauraient être appréciés^ par les profanes, et ne souffriraioit pas même ce que nous avons pu nous= permettre avec le vieillard de GeSé Je passerai sous silence et ces hommes justement fiimeiix, et le menu peuple des sophistes , des grammairiens et'des écrivailleurs. Je nommerai pourtant Pansanias, non pas à cause de son talent, mais parce que son livre est un des plus utiles, et, en dépit même de son imperfection

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