I . C'est la (kble 95, le L^n malade
SaB CHAPITRE XLVU.
•qu'à UXI6 fuite rapide. Elle suivit une seconde feiilef diseur, et elle s*en trouva mal. Le li(m eut le fe&tin(pA^
saint beau
avaitmanqiié d'abord. Voici les derniers traits de VtjdogsR c Le pourvoyeur était là, brûlant d'avoir part à la curée. Ii^ ' coeur de la luche vient à tomber, il s'en saisit furtivement: fut le salaire de ses peines. Cependant le lion, aytnt chacun des viscères, cherchait le cœur, qu'il préférait totti tous ; et il fouillait tous les coins de sa couche et de son anW»! Mais le renard, lui donnant adroitement le change: «Bk «n'en avait point, dit- il; ne dierefae pas en vain- Qi' c cœur* pouvait- elle avoir, elle qui eat entrée deux fois i^ « la caverne du lion ? » Cette fable du Lion malade a plus J« cent vers,^t il-«0rait difificileid'iy relever un uiukm/A qui senti l'affectation et le mauvais goût. On n'eût pas plus puremal écrit, ni avec plus d'esprit et de finesse, au temps d'Aristo* phane ou de Ménandre.
Il n'y a, dans Babrius, qu'un très^petitiiombrede faUl dont le sujet nous fit inconnu avant la découverte dumiiii Bcrit. Quelques Byzantins, comme Tzetzès, igfiatiusifagistt Planude , qui nous ont laissé des collectionis de fsbies iso qves arrangées ou défigurées par «ux ea prose ou^en vei avaient mis largement à contribution le recueil de Babrti ils n'ont fait souvent que briser aon mètre, et effacer ionisvtes qui ornaient sa diclàon attîque; ou bien, quand ne le traduisaient pas^n prose, ils ont réduit à qudqoes v< bien ou mal tournés ,- la matière de^chaeun des a^ielegi Plusieurs des fables nouvelles sont fort médiocres ; mai y en a une au moins qu'on peut rangerpaimi les nneilleo du poëte. C'est la deuxième du Teeueil^ le i»6o»rf«r ^ perdu son Hoywa. «Un laboureur, faisant desifiosses d«u vigne, perdit som hoyan. Il s'emfuéraitsi quelqu'un des p sans qui étaient par là ne le lui aurait potai dérobé. T disaient que non. Me^sachant que énre, na^eiiorone conduisit tous à la ville, pour leur dtférer le saraieat < on croit qu'il n*babite aux champs que des dieux un j
\ . Le mot xoLpSioL signifie tout à la fois le coeur e| rintelligence, l'espri bon sens.
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^^onaant^ et cpeeenx qui sont dans l'intérienrdes mur» sont ^9& dieux yéritabks, et qui ont Toeil à tout. Quand ila eurent b'.^P^së la porte, et comme ils se lavaient les pieds à la fon^ ^-^îne après avoir déposé leurs besacea, ils entendirent le Hc^^imut criant qu'il compterait mille drachmes à qui donner Rfl^t des renseignements sur des objets volés dans le temple aesJN dieu. «OhJ oh! dit notre honmie en entendant ceci, j'ai é^iit* fait un sot voyage! Gomment le dieo connaîtrait-il les vo- ^ pUurs des^autres, lui qui ne sait pas ceux qui l'ont dépouillé, t iLi^ €t qui cherche à prix. dVgent si personne lui em peut: ^^^ fournir niuvdie»?»^
*> «HcteaUté dé BAteMur.
^ 1. Ce serait un travail impossible que de chercher jusqu'à ÎUel point Dabrius fut un fabuliste original, puisque rien ne i ^^ste, ou presque rien , des œuvres de ces poètes, sans doute ^ fort nombreux, qui s'étaient ezercéadans l'apologue depuis k: ^^ temps d'Ësope jusqu'^au siècle d'Auguste. Nul doute que ^^ îabrius ne se soit borné d'ordinaire, comme avait fait le ^ fabuliste latin avant lui , à puiser dans la riche matière im- ^- portée jadis d'Orieitt , grossie et enrichie par Ésope et par i^ maint autre, et dont les débris forment encore aujourd'hui t on total de quatre ou. cinq cents sujets d'sqpologues. Cependant il y a telle fable dont Babrius semble avoir été l'inventeur mâhe, et noa.pas. seulement l'élégant et spirituel rédacteur. En voici une très -jolie, la cinquante- septième du recueil*, qui lui a été inspirée sans nul doute par quelque mésaventure qu'il avait éprouvée en voyageant dans les contrées infeatéea par les Arabes pillards. « Mercure , ayant ren^li un chariot de menaongea et de roses de mille aortes, et de toutes les ooquineries qu'il y ait, parcourait le monde, passant dépeuple en peuple successivement, et distribuant à chaque homme une petite portion de sa marchandise. Il arrive dans le pays des ArabeSé Là, son chariot, dit-on, se Inrise en chemin, et si* arrête court. Les Arabes pillent le ba-^