I. néûgonis* vcri 509 et suivanu
filles de Jupiter qui ti^tTégide ^. » Ces femmes dont il est question sont celles qui avaient eu commerce avec les dieux, et qu'Hésiode avait célébrées, elles et leurs fils, dans une suite de notices épiques, légèrement rattachées Tune à l'autre, et qui étaient comprises sous le titre commun de Catalogue des Femmes ou de Grandes Èées. Peu importe que toute la dernière partie de la Théogonie ait été, comme le prétendent quelques-uns, ajoutée après coup, pour souder le poème re* ligieux à l'épopée des femmes. Il nous suffit qu'Hésiode étak réputé l'auteur de cette épopée. Le titre de Grandes Eées, ou simplement d*Éées {u-iyakoLi ^Hoîai , ou 'Hoioci), sous lequel le Catalogiie des Femmes est souvent cité par les anciens, provient de ce que la légende de la plupart des héroïnes se rattachait aux récits précédents par les deux mots 11 otv], au telle que. Voici, par exemple, le début de la partie du poème qui concernait Alcmène, mère d'Hercule : «Ou telle que, quittant sa demeure et son pays, vint à Thèbes, pour suivre le belliqueux Amphitryon, Alcmène, fille d'Èlectryon, l'intrépide chef des guerriers '. »
On ne sait pas au juste le nombre des héroïnes qu'Hésiode avait célébrées. Les vers qui restent de l'épopée des femmes se rapportent à Goronis, mère d'Esculape, fils d'Apollon ; i Antiope, mère de Zétus et d'Amphion, fils de Jupiter; àMé* cionice, mère d'Euphémus, fils de Neptune ; à Cyrène, mère d'Aristée, fils d'Apollon. Encore y a-t-il telle de ces légendei qui semble avoir été ajoutée après coup à l'œuvre primitive. Celle de Cyrène, cette jeune fille thessalienne qu'Apollon avait transportée en Libye, où elle àonna le jour à Aristée, doit dater, suivant certains critiques, d'une époque postérieure à la fondation de la ville de Cyrène sur les côtes de U Libye, c'est-à-dire de plusieurs siècles après Hésiode. Le fragment de la légende d' Alcmène, dont j'ai cité le début, e8( assez considérable : il ne contient pas moins de cinquantesix vers, qui se suivent sans lacune. Le poète y explique les motifs qui avaient forcé Amphityron de se réfugier à Thèbes,