‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 37 sur 137 · HYMNES HOMÉRIQUES · texte numérisé non relu

HYMNES HOMÉRIQUES

ses chants jouissent pour jamais d*un renom inparable *. « Homère n'a jamais tenu un pareil lan- Uauteur de Thymne, quelque boméride de Chios )lemeiit, entraîné par Tadmiration, fait dire à Homère i lui-même il pense, ce qu*il crierait aux quatre coins mde. Quelques-uns ont attribué ce morceau poétique h lus, le plus célèbre des faomérides dont le nom nous

transmis. Mais cette opinion n*est guère probable, si ipsode vivait, comme on le pense communément, à ue de Pindare et d*£schyle, c'est-à-dire assez peu de

avant. Thucydide.

avrage est incomplet. Il y manque, selon toute appa- , une partie du commencement, le récit de la rivalité aon et de Latone, et le détail des courses errantes de re d'Apollon. JLe poète du moins entre un peu brussnt en matière, après la double invocation à Latone et

fils. Il conte comment Délos donn^ l'hospitalité à la i persécutée, et comment Apollon naquit au pied du er tant célébré depuis; il trace ensuite un magnifique lu des fêtes de Déios : a Hais toi, Phœbus, Délos est le e plus agréable à ton cœur. C'est la que se réunissent niens à la robe traînante, avec leurs enfants et leurs is épouses. Ils se livrent, en ton honneur, aux combats gilat, de la danse et du chant. Il dirait des immortels illemeat exempts de vieillesse, celui qui visiterait Déuand les Ioniens y sont réunis : à Taspect de tant de §, il se réjouirait dans son cœur, admirant ces hommes, mmes à la gracieuse ceinture, ces rapides navires, ces ses entassées. Ajoutez-y cette grande merveille, dont ire ne périra jamais, les filles déliennes, prétresses du ui frappe au loin. Elles chantent d'abord Apollon, puis rappellent Latone, et Diane qui aime à lancer des I * elles célèbrent aussi les héros et les héroïnes d'au-

et elles enchantent la foule des hommes. Elles savent les voix de tous les peuples, et le son de leurs instru^ On dirait qu'on s'entend parler soi-même, tant il y a,

ne a

Apollon DéliM, ign 466 et «uifooto.

dans leurs accents, d'harmonie et de beauté \ » Ceci , bien plus encore que la croyance de Thucydide, prouve que V Hymne à Apollon Délien n'est pas d'un contemporain de Miltiade et de Thémistocle. C'est un homme des temps antiques qui a vu les Ioniens dans cette gloire et dans cette opulence. Je dis plus : c'est un compatriote d'Homère qui les a chantes avec cet enthousiasme. Je sens dans ses vers la passion de la grandeur nationale; et dans sa poitrine, comme dans celle d'Homère, bat un cœur ionien.

Hymne à Apollon Pythies.

VHymne à Apollon Pythien est rangé, bien à tort, par la plupart des éJiteurs, à la suite du précédent, comme s'il en était la continuation naturelle. Il n'appartient ni à la même école poétique, ni au même ordre d'idées. C'est le récit, sous une forme mythique, de l'établissement du culte d'Apollon dans la Grèce continentale. Ce récit n'est certainement pas "" l'œuvre d'Homère. Il y en a plus d'une preuve, et notamment les paroles que l'auteur de l'hymne met dans la -' bouche de Junon k propos de Vulcain. Elle dit que c'est elle- ' " môme qui a jeté son fîlsf du haut du ciel ; que Vulcain est ]^' tombé dans la mer, et qu'il a été recueilli et élevé par Thé- ^^ tis. On connaît le passage de VIliade où Vulcain conte lui- ^' môme sa mésaventure : les deux traditions différent abso- -lument. Ce n'est pas non plus un homéride de Chios, un Ionien d'Asie qui a célébré le sanctuaire de Crissa; c'est bien plutôt quelque aède des contrées voisines du Parnasse, ^ quelque héritier peut-être de la muse d'Hésiode, mais qui '^zr connaissait VIliade et YOdyssée, comme on le voit à de ma- ^^^ nifestes emprunts, surtout dans l'énumération des contrées >^ que parcourt le navire crétois conduit par Apollon. ^

Cet hymne est encore d'une antiquité assez reculée. Il est e^ antérieur k la guerre de Crissa et k l'introduction des '=^ courses de chevaux dans les jeux Pythiques. C'est k Crissa ->^qu'était encore, au temps du poète, le sanctuaire d'Apollon; • 3

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