Épitrcs, livre 1, éptlre xxx, vers
POESIE lAMBiaOE. i37
oénagère dont Hésiode, avant lui , avait proclamé Texceiioice, et aussi la prodigieuse rareté. « Celle-ci est de la race deTâbeille. On est heureux si on Ta en partage. C*est la seule qui ne mérite aucun reproche. La vie, par ses soins, devient iorissanle et riche. Dévouée à un époux qui Taime, elle TÎeiUit avec lui , et donne le jour à une belle et noble famille. Elle est distinguée entre toutes les femmes, et une grâce éifine est répandue autour d'elle. Elle ne se plaît pas assise daos une compagnie de femmes oîi se tiennent des discours Bceocieux. C'est Jupiter qui fait don aux hommes de femmes fou tel caractère , si excellentes et si sages ^ »
Simonided'Âmorgos résume sa pensée générale à peu près dans les mêmes termes qu*Hésiode ; selon lui aussi, les fem-» mus sont un fléau que nous a imposé Jupiter. Il consacre foelques vers à la démonstration de son principe; et cette discussion morale termine le morceau.
Je n*ai pas la superstition des choses de l'antiquité, et je sois bien loin d*admirer comme un chef-d'œuvre la boutade da poète d'Amorgos. La fin du poème manque de précision et quelquefois môme de clarté; il n'y a pas beaucoup d'ordre dans la succession des divers caractères , ni beaucoup d'art dans les transitions qui les rattachent les uns aux au* ties. Mais les vers de Simonide offrent assez de traits heuleox pour que la lecture n'en soit pas sans agrément.
L'opinion commune attribuait à Homère un poème satirique, intitulé Margitès^ du nom du personnage qui y était tourné en ridicule. Aristote lui-même cite le Margitès comme un des poèmes d'Homère. Mais le Margitès était composé de vers hexamètres et de vers lambiques irrégulièrement mélangés , comme on le voit encore dans le peu qui reste de cet ouvrage. La présence de l'ïambe ne permet pas de le ranger parmi les productions d'Homère , puisque l'ïambe était inconnu avant Archiloque. U n'est pas probable non plus