‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 46 sur 137 · ÉpUreSf livre I , épttre xix, Ten 83 et tnivanU · texte numérisé non relu

ÉpUreSf livre I , épttre xix, Ten 83 et tnivanU

i38 CHAPITRE tH. — POtSlB lAMBIQUE.

qtr'U le fftille rapporter k mie époque beaucoup moins at éienne que celle qui nous occupe. L*étfangeté même du m latige des deu^ mètres me porte à droire que le MargUèê do ^jg^ compter au nombre des premiers essais suscités par les in ventiotis dii poète de Parôs. Le Matgitès débutai! eomidiiUL it suit : « Il vint à Colophoû un vieux et divin aède , servi teur des Muses et d* Apollon qui frappe au loin ; il tenai '' dans ses mains une lyre aux sons harmonieux. » Le mo -^ lyre,. à lui seul, prouverait que le Margitès n'était poifr^j^^. d'HoThèré. Je serais feirt embarrassé de dire en quoiconeis^kk.. tait le poème. Tout ee qu*on sait, c'est que Margitès y Aàil {>féBenté comme un sot, ou à peu près t qui avait une acsées hilute opiiiion dé liii-mém^. « ttafgitès, suivant le poâi§^^ dit quelque part saint Basile, à supposer que l'ouvrage toh^ éPHôitière, n'était ni laboureur, ni vigneron, ef n'e&«ek)dAil^^ rien à quoi que ce fût d'Utile aux choses de la vie. * On aM ^^ éeût Vei^é dont daint Basile doâvé icr le sens, et nn aiitre ^ ieH (^ ï\ est eiàéore question dé Margitès : « Il savaH betttH Ôôfrp dé choses*^ mais il lee savah toutea mal. » La pwté et Màf^giëè èàt grandement regrettable. Ceife satire ^ au jt^é^ fnéfirt d'Âristoté, avait été à la comédie ee qu'étaièilt à Itt ^^ tragédie YfHade et YOd^ssée : \eé poètes comiques y avaient 1^ trorivé te pitotôtype ée& caréctèj^èé qu'ils mettaient sur lé '^ théâtre,' ^ éû sfyiè àppi*eptîé à la pi^tufe des ridjecdêd €i des vices.

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CËAPITRE TOI.

gUITB jm UL 9ÛÉSIE fiLËOlAQUBé

mon. — SOI.ON. — la salamine. — ÉLéoiE sur l'anarchie. — té5!fsi>e soLO!f EN l'honneur de Ses lois. — œuvres de la vieil-

BBE M SOLCm. — ÉL^WB MORALE; POÉSIES DIVERSES IfÈ SOLON. -^ aoCIUDE. — tBBOCnriS. -^ CAHAGTÂftE t^eLItlQUESBSPOAsfBSjDBT&ÉO- OéÂ. — SUfTKKCES MORALES DE TBÉOOMIS.

ttliiiiieiTÉitf.

Vk^i^i fc la fift dH septièdte siècle, â'flhr&it|>)H8 k efabirdpe, iMtM an temps dd Càllinus, deé barbâtes venus de ioiii< his Ae B'ëtait plus qu'ufle proviiïôe du i^oyaume de Lydie. i^nitf ^le-méfti» avait dubi te joug des voisins qu'eUe dé» IMttt. Un habitant dé Smyme, un sujet dû roi de Lydie, fNrait 61^ eneore un komttie éé Hobte nature; maié se n'était phis libre ^ et W avait péi^du , avec la tftifitè de l'iTidë|)endaih^ , tout ée éfui feit là vie grande et di-' gwda tfbnÉ de vi«. Poète, û était réduit au cuHe des souve-î iiif, oa i la prédication dés voluptés sensuelles, ttimnerme 01 est un exetnple. Il avait écrit une éîëgie en l'honneur d'oue victoif e rempOttée jttdis par teà gWrtfyrnéens sur Gygès. lais » cette dette une fois payée aux gloires antiques , il s'était livré tout entier à cette iivrilèsse et à cette mélancolie qui sont le bonheur des esclaves. C'est Mimnerme qui a composé la ptetnière élégie amoureuse.

Les vers qui nous restent de ce poëté nous montrent un homme indifférent ktout, hormis au plaisir. La jeunesse et l'amour, voilà selon lui les biens suprêmes. Vieillir lui est pire que la moft : il souhaite de ne pas dépasser la soixantième année; il peint de sombres couleurs les misères de rbomme qui à vécu trop loûglempâ. u Quand la douloureuse vieillesse est sufvenue, la vieillesse qui réduit au même point ITiômme laid ou beau , l'âme est sans cesse harcelée, accaWée de fâcheux soucis ; on n'a plus de joie à contempler la lumière du soleil. On vit haï des jeunes g«:is , méprisé

140 CHAPITRE YlII.

des femmes. » Nous voilà bien loin de Callinus. Himnerme revient perpétuellement à ces pensées, avec une merveilleuse abondance d*images, avec une grande vivacité de sentiment, et quelquefois une rare énergie d'expressions. Je dois dire pourtant qu'il reste quatre ou cinq vers îambiques cités sous le nom de Mimnerme. Mais ces vers sont trop insignifiants pour nous permettre de dire si les ïambes du poète étaient, oui ou non, des satires. Par son talent du moins Mimnerme était digne d'avoir' vécu et chanté dans la patrie d'Homère. C'est à Smyrne en effet qu'il a passé sa vie. Il nous apprend lui-même qu'il était un des Colophoniens qui étaient venus s'établir dans cette ville, ^t dont les ancêtres étaient originaires de Pylos. Quant à l'époque où il florissait, tout ce qu'on sait de certain, c'est qu'il était encore dans la force de l'âge quand Solon était déjà un poète. Solon, en effet, lui adresse ses critiques sur ce souhait d'une mort prématurée dont je parlais tout à l'heure; il lui propose pour correction le chiffre de quatre-vingts ans, au lieu de soixante, et il ajoute : « Que la mort ne me vienne pas sans faire verser des larmes; que je laisse à mes amis après moi des regrets et des gémissements. » La façon dont il invite Mimnerme à changer son mot sexagénaire indique assez clairement qu'il s'adressait à un vivant en état de déférer à son désir, et non point à un habitant du royaume des ombres.

Le contradicteur de Mimnerme était loin pourtant d'être antipathique à la poésie de l'amour et du plaisir. Solon n'était pas seulement un homme d'un esprit droit, résolu, ferme en ses desseins, un politique consommé, un législateur incomparable ; c'était aussi le plus bienveillant et le plus aimable des hommes. Il ne cessa jamais de sacrifier aux Grâces. Jusque dans sa vieillesse, il disait encore : « Ce que j'aime aujourd'hui, ce sont les dons de Cypris, de Bacchus et des Muses; c'est là ce qui fait le bonheur des mortels. > Il n'était pas insensible aux jouissances de la vie; mais il n'en faisait pas , comme le poète ionien , le but unique et su-

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