‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 48 sur 137 · SUITE DE LA POSSŒ ÉLÉGIAQUE · texte numérisé non relu

SUITE DE LA POSSŒ ÉLÉGIAQUE

tmdsk à leurs possesseurs les domaines engagés , et ramené ÙBfi Aâiènes les débiteurs que leurs créanciers avaient vsAuB comme esclaves , ces infortunés « qui ne parlaient 1^ la langue attique , à force d'avoir erré çà et là par le flwade. Pour ceux, dit encore le poète , qui subissaient ici sème une infamante servitude, et qui déjà tremblaient devint des maîtres , je les ai rendus libres. Ces choses, je les ù Eûtes par l'association puissante de la force et de la justice; ^ j*ai accompli tout ce que j'avais promis, b H ajoute ^bien d'autres, à sa plaee^ eussent songé à tout autre chose fi'à l'intérêt public, et n'eussent eu cesse ni fin qu'ils n'eus- KQi tout brouillé pour satisfaire leur ambition et leur cupidilé.n se félicite hautement d'avoir méprisé les critiques, etde n'avoir pas voulu, c'est son expression même, se comfKter en loup parmi les chiens.

le n'ai point tout dit sur les œuvres poétiques de Selon, le n'ai pas même mentionné le poème. de VAtlanUdef que Sdon avait ébauché, et qu'il avait laissé là, soit, comme le piâend Platon , que d'autres soins l'eussent distrait de son tBfre ; soit, comme le veut Plutarque, qu'il eût été empêché parla vieillesse, et par l'effroi d'un trop long travail. Mais i ne suffit d'avoir montré que , dans les genres qu'il a traiè, Selon méritait d'être mis au premier rang. La renom- ^ du sage et du législateur a fait tort à celle de l'émule ^Archiloque et de Tyrlée. Nous laissons à l'histoire proprement dite le soin de proclamer les titres glorieux du héros de kdvilisation, du vrai fondateur de la prospérité d'Atliènes; Biis c'était notre devoir de jeter quelque lumière sur le côté ie Boins connu de cette riche et puissante nature , où se ttBfondaient, dans une si merveilleuse harmonie, le courage <h prudence, l'enthousiasme et la réflexion, la raison pra- ^et les spéculations savantes, la force et la grftce, l'homme iBuUe et le grand homme.

Les sentences, les maximes , les mots à retenir par cœur S^i), abondent dans les vers de Solon. Selon n'est çoxxt-

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tant point, à proprement parler, ce que les Grecs nommaien un poêle gnomique. Il n*est pas sententieux par métier, maii en passant , mais à son heure , et ni plus ni moins que I< comporte chaque sujet. Il n'en est pas ainsi de Phocylide di Milet , qui florissait un peu après Solon, c'esl-à-dire au miliei du sixième siècle. Ce qui reste de Phocylide est sec et tou didactique. On dirait qu*il dicte des oracles. Il se donne lui même pour un maître de la sagesse. La plupart de se maximes débutent par cette formule : «c Voici encore ce qu dit Phocylide. » Elles n*ont rien de bien remarquable. 1 en est même que Phocylide s*est borné à emprunter à de poètes plus anciens. Ainsi il a concentré en huit' vers li substance de la satire de Simonide d*Amorgos. Le mérite d Phocylide est dans la netteté du style , dans cette précisioi élégante que les Grecs estimaient par- dessus toute chose et qui permet aux maximes de se graver aisément dans 1; mémoire.

Il n'est pas question ici de cette espèce d'abrégé des de voirs , en deux cents et quelques vers , qu'on imprime auss sous le nom de Phocylide. Cet ouvrage, qui n'a pas grand valeur, est d'une époque bien postérieure. C'est un de ce pastiches littéraires comme on en faisait au temps de la lut! du paganisme et du christianisme.

Tké«siil«.

Phocylide rédigeait ordinairement ses sentences morale en vers épiques : parmi les vers qui lui sont attribués, il n'; a qu'un seul pentamètre. Théognis, qui compte à tant d titres au nombre des poètes gnomiques, ne s'est servi que d( la forme élégiaque. Il avait composé des élégies propremen dites, à propos de certains événements dont il avait été L le témoin ; et l'espèce de poème moral que nous possèdent sous son nom semble être formé de fragments emprunté à des ouvrages divers, dont chacun formait un tout et avai son sujet particulier. Cette collection a été faite sans aucui ordre, remaniée probablement plusieurs fois, et grossie pai des interpolations : il s'y trouve des vers qui ne sont pas d<

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