Vers (3 otiaiftnu
SUITE DE LA POfiSIE ÉLÉGUQUE. 151
kKDt ces grossiers, ces fourbes, ces méchants, sans toutefaseasser de leur faire bonne mine, de peur probablement àfielque mésarentuTe. Quand les nouveaux venus, enivrés k leur victoire, ont usé de représailles contre les anciens gpfiwseiiTs, Théognis s'enflamme d'une véritable rage : il Qjisqu'à souhaiter de boire le sang de ceux qui l'ont déndUé de sou patrimoine.
Les sentences morales de Théognis ne sont pourtant pas ifidignes de leur réputation. Ce sont, pour la plupart, des T^iÀ de sens commun, ou des observations fines et profmdes, toujours exprimées avec précision, quelquefois avec estte vive éloquence qui part de Tâme. Je ne m'étonne donc pas que la Grèce démocratique ait tenu en si grande estime ks enivres de cet aristocrate entêté. Les préjugés de l'homme Reparti n'offusquaient pas toujours la raison du penseur; et le talent poétique rachetait amplement les erreurs mêmes de hpassion et les assertions inconsidérées. Quand Théognis tDudie aux grands sujets , son style s'élève et se colore sans oeser d^ètre vif et précis : nul n'a jamais parlé de la vertu m fermes mieux sentis, ni plus énergiquement combattu le me. n n'a pas vu assez peut-être que le mal ici-bas est la condition du bien et son ombre inséparable, et qu'il n'y a de mérite que dans l'effort qui nous dégage du joug de notre terrestre nature. Les plaintes que lui arrache le spectacle désordonné du monde ressemblent presque à des blasphème contre la Providence. Il conclut du moins h l'action, si le bien est possible, et à la résignation, si le mal ne se peut empêcher.
< Bon Jupiter, je t'admire; car tu commandes à tous les êtres, car tu possèdes en toi la plénitude des honneurs et de la puissance. Tu connais à fond les pensées et le cœur de chaque homme; et ton autorité, ô roi ! est la plus haute qu'il y ait dans le monde. Comment donc, fils de Saturne, as-tu bien le courage de tenir le même compte de l'homme criminel et du juste? comment ton esprit se tourne-t-il indiffé-
i52 CHAPITRE VllI.
remmenl ou vers la sagesse, ou vers les attentats de ces mortels qui ne craignent pas de commettre des actes pervers? Non, la divinité n*a marqué aucune règle à notre conduite, aucune route par où on soit sûr de gagner la faveur des immortels. Des scélérats jouissent d'une prospérité u qu'aucun chagrin ne trouble, et ceux qui préservent leur âme des œuvres du mal, ceux qui aiment la justice, ont en ^partage néanmoins la pauvreté, mère du désespoir, la pauvreté qui pousse au crime le cœur des hommes C'est
dans la pauvreté que se décèlent et l'homme pervers et l'homme réellement vertueux; c'est quand ils sont aux pri- y. ses avec l'indigence. L'un médite de criminels projets , et ^ jamais dans sa poitrine ne germe une pensée de justice. :< L'âme de l'autre, au contraire, ne se laisse aller ni au gré de "-. la mauvaise fortune, ni au gré de la bonne : oser le bien, supporter le mal, voilà le devoir de l'homme vertueux ^ »
J'ai expliqué ailleurs comment l'Ionien Tyrtée s'était servi, tout en s'adressant à des Doriens, de cette langue ionienne qui était en ce temps-là l'idiome unique de la poésie. Le Dorien Théognis , écrivant à Mégare ou à Thèbes , c'est-à-dire dans les villes doriennes, se conforma au commun usage, et si complètement, que tous les efforts du monde ne sauraient établir une sensible différence entre son dialecte et celui des poètes élégiaques nés dans les villes ioniennes, et écrivant pour des Ioniens.
* . Vers 373 et suiranU.
lOfiSIE CnOUMLMDIQUE. PARODIE. APOLOGUE.
EIPPOIIAX. AWANIUS. —APOLOGUE. — ÉSOPE. — LA
BATBACHOM TOMACBIE .
Hipponax était célèbre, dans Tantiquité, pour avoir fait aèlr au vers lambîque sénaire, ou trimètre, une modificatk» importante, el pour avoir inventé un nouveau genre de poèsie.Leyerssénairey tel que Tavaient employé Ârchiloque, Simonlde et Selon, et tel qu'il est resté dans la poésie dramatique, a pour le moins trois ïambes, un au second, un au quatrième et un au sixième pied : l'ïambe final y est surtout de rigueur. Hipponax imagina de remplacer cet ïambe final par an spondée, et de donner au vers , par cette altération, one marche brisée et irrégulière, je ne sais quoi de heurté et de sarcastique, parfaitement approprié à la satire. On doonût à ce vers mutilé le nom de chotiambe^ ou d'ïambe boiteux , et celui aussi de îtimètre scazon , qui a le même sens.
Le genre nouveau dont on attribuait l'invention à Hipponax est la parodie j ou ce que nous nommons le poème héroïcomique. C'est Iui« dit'On, qui le premier fit servir les nobles formes et le langage solennel de l'épopée à la peinture de caractères grotesques, d'événements ridicules, de sentiments vulgaires. II ne reste, des satires épiques d'Hipponax, qu'un court fragment ; et les fragments de ses satires cholïambiques, fort courts aussi, n'ont guère d'intérêt que pour les , grammairiens et les amateurs de métrique et de prosodie.
La vie d*Hipponax est mieux connue que celle de la plupart des poètes dont nous nous sommes occupés jusqu'ici. Il était né dans la ville ionienne d'Ëphèse , et il vivait dans la dernière moitié du sixième siècle. Persécuté dans sa patrie par Us tyrans Atfaénagore et Comas, il se retira à Glazomènes ,
et c'est là probablement qu'il passa ses dernières années. L'exil ne contribua pas à adoucir son humeur, naturellement aigre et misanthropique. Hipponax était Ionien ; mais il n'avait rien de cette affabilité et de ce laisser-aller qui distinguait ses compatriotes : il eût mérité de vivre à Sparte, et de manger le brouet noir. Il voyait avec douleur l'abaissement de son pays ; il s'indignait contre des hommes qui ne songeaient qu'à leur bien-être et à leurs plaisirs , et qui avaient perdu le sentiment des grandes choses et le souvenir des jours de la liberté. Impuissant à ranimer leur torpeur , il ne se laissa pas entraîner, comme autrefois Mimnerme, aux séductions du luxe et aux enivrements de la volupté. U attaqua , avec une indomptable énergie , tous les vices , tous les ridicules , tous les goûts dépravés ou frivoles. On devine du moins , en parcourant ce qui reste de ses poésies , qu'il avait quelquefois traité la satire en moraliste curieux des choses et des principes , bien plus qu'en détracteur acharné des personnes. Le plus considérable de ses fragments est une diatribe contre ces prodigues qui dévorent, dans de splendides feslins , la fortune péniblement amassée par leurs pères. Ce n'est pas qu'Hipponax se fit faute d'user contre ses ennemis, et même d'abuser cruellement, de ses armes poétiques. Il était maigre , fort laid et de taille chétive. Deux sculpteurs de Chios , Bupalus et Athénis, s'étaient permis de faire rire à ses dépens , en le figurant sous des traits qui n'étaient sans doute rien moins que flattés. Cette caricature mit le poète en fureur. Il fut pour Bupalus et Athénis ce qu'Ârchiloque avait été pour Lycambès et ses filles. Il les poursuivit de ses sarcasmes et de ses injures, avec une rudesse impitoyable , sans relâche et sans trêve. Ob conte qu'eux aussi finirent par se perdre de désespoir.
Je n'ai rieR à dire d'Ananius , sinon que c'était un podte satirique de l'école d'Hipponax ; son contemporain , selon toute apparence, et qui s'était servi comme lui du cholïambe. On ne sait pas dans quel pays il était né ; et il n^est pas bien
POÉSIE CHOLiAMBiaUE. PARODIE. APOLOGUE. 155
sÉrqoe Jes tbib cités bous son nom par certains auteurs ne SBentpas d'HipponaiL lui-même, car plusieurs de ces vers Mt attribués par d'autres à Hipponax. D'après les règles Qr&ttfes du trimètre îambique , les pieds impairs peuvent àRiadifféremment des spondées ou des ïambes. Il parait tjBlipponax n'usait pas , ou du moins n'usait qu'accideBdcment de la liberté de mettre un spondée au cinquième |ied. AnaniuB , au contraire, pour donner à sa versification m cinctère d'originalité, et sans doute afin d'enchérir sur ai maître , se fit une loi de ce qui n'était qu'un accident fksL Hipponaïc : ses choiïambes se terminaient régulièreaentpar deux spondées. C'est ce qu'on a nommé le vers û* cJmrhogiqiÂe y autrement dit le vers dégingandé, le vers dâianché.
L'apologue , que nous avons vu apparaître dans la poésie pioque dès le temps d^Hésîode , et dont nous avons trouvé ZHMÎ la trace dans les fragments d'Archiloque , ne commença pourtant à être cultivé comme un genre particulier de littératve que dans le sixième siècle , et peut-être même après Bipponax et Ananius. Encore n'est-ce que par conjecture qia'on reporte jusqu'à cette époque les premiers essais des poètes fabulistes. Ësope, que les Grecs regardaient comme l'auteur de tous ces apologues qui couraient dans le monde, firait , il est vrai , dans la première moitié du sixième siècle, lais Ésope n'était ni un grec ni un poète; et il est douteux qo'il ait jamais rien écrit , en quelque langue que ce soit. Les inventions de ce conteur moral, ou, si l'on veut, les emprunts qu'il avait faits aux trésors des littératures orientales , n'arrivèrent sans doute que lentement , apologue par apologue , aux oreilles des Grecs ; mais , quand cette matière poétique eut grossi, et que toutes les conversations s'égayaient de mots heureux attribués au vieil esclave, il ne dut pas manquer de poètes pour s'exercer sur des sujets si bien préparés , et pour dessiner les premiers traits de ce qui devînt un jour l'ample comédie à cent actes divers. Mais les noms mêmes de ces fabulistes ne nous sont point parvenus;
et les poètes du sixième et même du cinquième siècle dont on cite des apologues n'étaient fabulistes , comme Hésiode et Archiloque , qu'en passant, et par occasion. Nous savons que Socrate, dans sa prison , se récréait en versifiant des fables ésopiques : dira-t-on qu'il était le premier qui eût eu l'idée d*ajouter par la forme au mérite de ces leçons de sagesse ? C'est par conjecture aussi qu'on suppose que les premiers fabulistes grecs se servirent de l'ïambe , de préférence à tout autre mètre , et du trimètre scazon de préférence au trimètre d'Archiloque et de Simonide d'Amorgos. Babrius et d'autres ont écrit leurs fables en cholïambes : ils ne faisaient, sans doute, que se conformer à un usage établi.
Quant à l'homme fameux dont tous les fabulistes ne sont, suivant la tradition vulgaire, que les héritiers et les copistes, voici ce qu'on sait d'à peu près authentique sur sa .personne et sa vie. Il était né à Mésembrie , dans la Thrace , et il était contemporain du roi égyptien Amasis. Il fat d'abord esclave d'un Samien, nommé ladmon. Son esprit et sa bonne conduite lui valurent sa liberté; il ne cessa pas pourtant de vivre dans la famille de son ancien maître, comme ami, comme conseiller, ou à quelque autre titre honorable. Ce qui prouve qu'il ne resta pas toujours esclave, c'est qu'on le voit se porter pour défenseur en justice d'un homme accusé de délits politiques, et faire ainsi acte de citoyen. Ce que l'on conte de ses pérégrinations est assez vraisemblable, et n'est point en contradiction avec les témoignages qui concernent son long séjour à Samos. Il habitait d'ordinaire dans la maison d'Iadmon; mais une humeur aventureuse, le désir de voir et de s'instruire, le soin peut-être des affaires de son protecteur, suffisent pour expliquer ses courses en Asie, en Egypte et en Grèce. U est très-probable aussi que, dans sa jeunesse, et avant de venir aux mains d'Iadmon, il avait été esclave dans quelque contrée de l'Orient, et y avait puisé œ goût des sentences et des récits allégoriques qu'il répandit plus tard à Samos et dans la Grèce continentale. On admet
POÉSIE CHOLÏAHBIAQUE. PiOtODIE. APOLOGUE. «57
gtoinïemejït qu*il péril à Delphes. Les Delphiens, irrités de 16 remontrances, et des sarcasmes qu'il leur avait décochés lOBS le coorert de Tapologue , le mirent à mort » comme coa- }àk d'un ¥ol qu'il n'avait pas commis. Aristophane y dans ksCtfépex, fait allusion, en passant, à cet événement déplorable : « Aime-Clégn. Un jour, Ésope étant à Delphes.... lAir-CLâoN. Peu m'importe. — Fut accusé d'avoir dérobé ue coupe du dieu. Alors il leur conta comment une fois Tesearbot — Ah ! tu m'assommes avec tes escarbots. »
"MM B«inMhoni7«Maekle
La poésie héroi-comique avait été inventée par Hipponax. Vautres la cultivèrent après lui, et non sans succès; mais tons ne lui conservèrent pas ce caractère satirique et mordant qu'elle avait à l'origine. On peut l'affirmer hardiment, ear la preuve en subsiste encore. La Batrachomyomachie , ou k combat des grenouilles et des rats, est un poème héroîeooûque; c*est une parodie de V Iliade ^ mais parfaitement pore de tout fiel, de toute intention malfaisante. Ce n'est point une satire morale ; ce n'est pas non plus une insulte au divin génie d'Homère. L'auteur semble ne s'être proposé que de prouver qu'il était homme d'esprit, et qu'il savait manier la langue et le mètre poétique. S'il emprunte le style d'Homère; s'il fait parler ses humbles héros à la façon d'Ajax du d'Achille; s'il fait délibérer les dieux dans l'Olympe , comme s'il s'agissait de fixer le destin des armées qui combattaient fous Ilion ; s'il donne à son court poème quelque chose de la pompe et de l'appareil extérieur de l'épopée , c'est qu'il n'avait guère d'autre moyen d'élever à la hauteur de la poésie les infortunes de Pille-Miettes, les perfidies de Joufflue, et la lutte engagée par les rats contre les grenouilles. La poésie, dans cette bluette agréable, n'a d'objet qu'elle même : toute la valeur d'une telle œuvre est dans le piquant contraste du fond et de la forme, dans le charme des détails, dans la vivacité des expressions et des tournures, dans l'art surtout avec lequel la fable est soutenue et conduite. Le rat Pille-Miettes, qui vient d'échapper à la dent d'une
iSS CHAPITRE IX.
bektle ou d'un chat, s'arrête près d*un marais pour se désaltérer, car il a couru fort et longtemps. Jouffiue , reine des grenouilles, entre en conversation avec lui. Elle loi persuade de venir dans son palais; et c'est sur son dos qu'elle le prend pour l'y transporter. La nouveauté du voyage enchante d'abord Pille-Miettes, mais sa joie n'est pas de longue durée. Une hydre apparaît sur les eaux : Joufflue, effrayée , plonge au fond ; et Pille-Miettes , malgré ses efiforts , périt submergé par les vagues, en dévouant Joufflue aux dieux vengeurs. Un rat, qui se trouvait sur le rivage, court annoncer au peuple rat la triste fin de Pille-Miettes. Une assemblée générale est convoquée; et là, sur la proposition de nonge^Pain, père de la victime, on se décide à faire la guerre aux grenouilles. Tout s'arme ; et le héraut Fouille- Marmite est chargé de dénoncer les hostilités. Joufflue «e déclare parfaitement innocente et même ignorante de la mort de Pifie^Miettes : entraînées par elle , les grenouilles se préparent à &ire une vigoureuse résistance. Cependant les dieux, dans l'Olympe, s'inquiètent de cette agitation qu'ils remarquent sur la terre. Mais Minerve opine pour que personne ne descende; et tous les dieux se bornent au r6Ie de iqpectateurs. Bientôt la mêlée s'engage, terrible, acharnée, et avec des chances diverses. A la fin, les rats l'emportent, et Avale-Tout ne parle de rien moins que d'exterminer toute la gent batracienne. Alors Jupiter n'y tient plus. 11 veut envoyer PaUas ou Mars , pour arrêter le féroce Avale-Tout. Mars meule devant cette rude besogne; et Jupiter prend en main la foudre. Mais la foudre elle-même est impuissante : efirayés un instant , les vainqueurs se remettent bien vite de leur peur, et recommencent leurs exploits de plus belle. Jupiter lut avancer une autre armée contre la leur, des guerriers munis par la nature d'armes défensives et offensives, et qui diangent en un clin d'œil la fortune de la bataille. Ces guerriers sont des crabes. Les rats prennent la fuite, et la guerre finit au coucher du soleil.
Four donner une idée de la manière générale du poète et de la flexibilité de son talent, je transcrirai deux morceaux dediférentt^ractère, le discours de Ronge-Pain pour ani-
POÉSIE CHOllAlIBIQSE. PARODIE. APOLOGR. 15»
les rats à la vengeance , et celui de Minerve pour figer les dieux à la neutralité entre les deux partis. Voici eoflufoent s'exprime l'infortuné père de Pitle^Miettes :
< 0 mes amis! quoique j*aie seul enduré mille maux de la pfftdes grenouilles, mon mauvais sort doit vous intéresser teis. Je suis aujourd'hui bien digne de pitié, car j'ai perdu trois fils. Le premier, c*est cet animal destructeur, la belette, fd Ta saisi et tué , comme il sortait du trou. Les hommes (mds ont conduit le second à la mort, à l'aide de cet engin Mttfeau , de ce piège de bois qu'ils ont inventé : ils ie nom- ■eDt ratière, et c'est le fléau de notre engeance. Un troiékme me restait, cher à moi, cher à sa chaste mère. Hé bien! Jouf&ue l'a noyé, en l'entraînant dans l'abîme. Allons ioDC, armons-nous, et marchons contre elles, le corps en« lépppé de nos brillantes armures ^ >
On a reconnu, dans la triste énumération que fait Ronge- Pkin de ses pertes domestiques , l'évidente intention de rappder les pathétiques regrets du vieux Priam quand il parle de ses cinquante fils, dont presque tous ont péri , et de celui qui était pour lui et pour son peuple, le cher, le hien-aimé, Timique. Minerve ne parodie les dieux d'Homère que dans la diction ; ses sentiments n'ont rien d'olympien , tant s'en but, ni même de guerrier : on dirait une bonne ménagère, bien amoureuse de sa tranquillité, bien regardante, bien laborieuse. C'est encore, si l'on veut. Minerve, mais ce n'est guère Pallas, la fille d'un père puissant, la déesse qui tient en main la lance.
« 0 mon père ! jamais je ne marcherai au secours des rats dans leur détresse; car ils m'ont fait trop de mal. Ils endommagent mes^ouronnes ; ils boivent l'huile de mes lampes. Mais voici un trait qui m'a surtout blessée au vif : ils ont rongé mon voile, un voile de si fine trame, que j'avais filé et tissu avec tant de soin ; ils me l'ont tout troué. Or, le raceomnodenr me presse ; il exige son payement : aussi je sais fiirieiise. il prétend même que j'aie à payer les intérêts de la somma : c'est un peu dur peur une immoiteUe. £afin, j*a-
i, Bairaehomjcmachie, Tert 410 etfolrants