J60 CHAPITRE IX. — POÉSIE CHOLIAMBIQUE ETC
vais emprunté pour faire ce voile , et je n*ai pas de quoi rendre, liais je n'ai nullement envie pourtant de secourir les grenouilles. Il n'y a pas davantage à compter sur elles. Naguère encore , comme je revenais du combat , toute brisée de fatigue et ayant besoin de sommeil , leur vacarme ne me permit pas de fermer un instant les yeux; et je suis restée étendue sans dormir, la tête malade, jusqu^au chant du coq. Ainsi donc , ô dieux, abstenons-nous de leur venir en aide : peut-être un de nous serait percé d'un trait aigu , d'une lance ou d'un glaive ; car ils sont braves à ne pas reculer, eussentils même un dieu pour adversaire. Divertissons-nous , tous tant que nous sommes, à contempler la lutte des hauteurs ducieP. »
Je n'ai pas besoin de démontrer que la BatrachomyomacMe figure à tort parmi les œuvres d'Homère, et que ce n'est point le poète de VIliade qui s'est parodié lui-même. Une tradition assez vraisemblable en attribue la composition à Pigrès, frère de la première Artémise, reine d'Halicamasse en Carie, celle qui seconda si vaillamment Xerxès dans son expédition contre la Grèce.
LYRIQUES £OLIENS.
TBRPANDRB. — MUSIQUE GRECQUE. — NOMES DE TERPANDRE. — SUCCES- SEURS DE TERPANDRE. — ALCéE. — ODES POLITIQUES d'aLCÉE. — AUTRES ODES D* ALCEE. — MÈTRES LYRIQUES d'aLCÉE. — SAPPBO. — CONDITION DES FEMMES CHEZ LES ÂOLIENS ET LES DORIENS. — RÔLE DB SAPPBO A LESBOS. — POÂSIES DB SAPPHO. — ÉRINNA. — ARION.
Les Lesbiens contaient que la tête et la lyre d'Orphée, jetées dans l'Hèbre par les Ménades , avaient été portées par le fleuve jusqu'à la mer, et par les vents jusque sur les c6tes