I . Pindare, Oljmynquet, ode xm, épode i
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toutes les contrées occidentales de la Méditerranée, n'ont commencé k être connues des Grecs que depuis les premiers voyages de découvertes entrepris par les Phocéens. Le temps «^ il^hssait Àlcman était favorable à la culture de la musique et de la poésie, chez les Doriens de Sparte. Ce peuple qui, mëoie au milieu des angoisses d*une guerre désespérée, mit prêté une oreille attentive aux accents des chantres inspirés , jouissait d'une paix profonde , et n* avait autour de lui que des nations soumises ou des alliés complaisants. Àlcman, citoyen de Sparte, poète dorien, s'il en fut, et par les sentiments et par la langue, n'était pourtant pas né à Sparte, et n*était pas même Grec d'origine. Il était né k Sardes, en Lydie, et peut-être dans une condition servile. Transporté à Sparte fort jeune, il avait été l'esclave d'un Lacédémonien nommé Agésilas ; puis son maître l'avait affranchi, et ses talents lui avaient fait obtenir le droit de cité. D était fier de sa nouvelle patrie, et il bénissait le sort qui Tarait transformé en fils de la Grèce : « Sardes, antique séjour de mes pères, si j'avais été élevé chez toi, aujourd'hui, prêtre de Cybèle, vêtu d'habits dorés, je ferais retentir les sacrés tambours. Au lieu de cela, Alcman est mon nom, et je suis citoyen de Sparte. J'ai appris à connaître les Muses grecques ; et, grâce à elles, je suis plus puissant que les rois Dassclès et Gygès. > On se tromperait pourtant, si Ton allait penser qu' Alcman rougit de son origine étrangère, n rappelle quelque part avec orgueil le nom de sa ville natale : « Ce n'est , dit-il en parlant de lui-même , ni un sauvage, ni un malhabile, ni un homme sorti d'une race inepte, un Thessalien, un Érysichéen, un pâtre de Calydon, mais un homme de Sardes la puissante. » Quoiqu'il en soit, Alcman à Sparte dévoua sa vie aux Muses, et fut, dans toute Faceeption du mot, un artiste. Il célèbre lui-même ses in- Tentions poétiques, la nouveauté et l'originalité des formes 8008 lesquelles il avait su présenter ses pensées. Ainsi dans ce début de l'ode qui était, selon les anciens, la première de ton recueil : « Allons, Muse, Muse à la voix claire, chante la mélodie à plusieurs membres; commence à chanter aux jeunes filles sur un ton nouveau. »
le fit digne enfin de Beç aînés en poé ionienne. Gela ne veut pas dire que parlé dorien : on sent, en maint endr tée a fourni le terme que n'offrait pi que la langue dorienne n'avait que 8< élégante ; on aperçoit aussi çà et là pellent que le Ledbien Terpandre mone.
Les fragments des poésies d'Alcma courts, et assez insigni&ants, sinon au de faits grammaticaux. On y reconnaît amant passionné de la nature, un hom fondement sur la condition humaine, € pensée cette énergie vivante et cet i sont, peu 8*en faut, toute la poésie. CN décrit ainsi le repos de la nuit : < Do et les gorges des monts, et les prom( et les bêtes sauvages des montagnes, et et les monstres qui habitent les profoi pourprée; dorment aussi les troupes d ailes. » C'est un poète, celui qui s'écri jeunes filles dont il conduit les chants :
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tonne au proverbe. Rien sans travaU / « Le principe de la âdence, dit Alcman, c*est l'effort. »
Les odes d*Âlcman étaient destinées, pour la plupart du iDoins, k être chantées dans des chœurs de jeunes filles ; et Toilk pourquoi les auteurs anciens les ont citées souvent SMisle nom de Parthénies, c'est-à-dire, Poésies pour les Vierjes. Alcman passait même pour le premier inventeur, ou, si Twi veut, le premier régulateur des chants choriques. Dans les chants dont il avait composé les paroles et la musique,
Iet dont il dirigeait Texécution , tantôt c'était le maître du chœur qui parlait en son propre nom , et les choreutes lui répondaient; tantôt c'étaient les choreutes qui dialoguaient entre elles.
méêrm wéâltsa^m d'AleaMui.
Quant aux autres poèmes dont on lui attribue la composition, hymnes aux dieux, péans, épithalames, etc., il serait difficile de dire si Alcman n'avait fait que suivre les modèles que lui offraient, dans ces genres divers, les œuvres de ses prédécesseurs et de ses contemporains, ou si ces morceaux différaient par la forme, comme par la langue, des pièces analogues d'Archiloque, d'Alcée ou de Sappho. Il parait, en général, qu' Alcman s'était donné une extrême liberté dans l'emploi des mètres poétiques. S'il se sert assez souvent de quelques-uns des vers les plus connus, et même du vers hexamètre, on peut dire toutefois qu'il n'obéit guère qu'à sa fantaisie, et dans l'agencement des pieds du vers, et dans la disposition des vers en strophes ; ou plutôt il a une loi, mais une loi toute musicale : ses vers, pour la plupart, ne sont que des rhythmes, conformés d'après l'exigence de la mélodie; la conception musicale est comme un moule qui détermine la longueur de la strophe et les dimensions de ses diverses parties. On ne trouve rien, dans les fragments du poète dorien , qui ressemble h la strophe de Sappho ou k celle d'Âlcée, combinaisons heureuses de mètres fixes
et de vers en nombre strictement déterminé, mais étroites et bornées, et où se fût trouvée mal à Taise la musique d'un chœur, même une mélodie un peu solennelle, chantée à plusieurs voix en Thonneur de nouveaux époux, ou pour la célération d'un sacrifice.
C'est à un chant religieux que nous devons la conservation du nom de Tynnichus. «« Tynnichus de Chalcis, dit Platon dans un de ses dialogues S est une preuve de ce que je dis. Nous avons de lui aucune autre pièce de vers qui mérite d'être retenue, si ce n'est son péan, que tout le monde chante, la plus belle ode peut-être qu'on ait jamais faite, et, comme il parle lui-même, une trouvaille des Mu^es. » Tynnichus était dorien, et les trois mots qui restent de son péan montrent qu'il l'avait écrit en langue dorienne. Ce poète doit avoir vécu dans le sixième siècle avant notre ère : il y avait longtemps du moins qu'il était mort au temps des guerres Médiques ; et ce qu'Eschyle admirait surtout, dans le péan de Tynnichus, c'était un caractère d'antique majesté qui suppose qu'on ne le chantait pas depuis peu d'années.
Siétilcliore. iMTentloii de Tépede.
Le renom des travaux poétiques de Stésichore s'est perpétué jusqu'à nous par les témoignagnes d'auteurs bien informés; et, si les fragments de ses ouvrages nous apprennent fort peu de chose et sur sa personne, et sur son génie, et sur la nature de ses compositions, il y a, dans les traditions qui le concernent, plus d'un fait important, et parfaitement acquis à l'histoire littéraire.
Avant Stésichore, on ne connaissait que deux sortes de chœurs, le chœur cyclique, ou la ronde continue, et le chœur avec strophe et antistrophe, c'est-à-dire faisant une évolution et revenant ensuite sur ses pas, pour recommencer le même mouvement d'aller et de retour, qui ne cessait qu'avec le