‹ Histoire de la littérature greequeChapitre 6 sur 137 · I . Iliade, chant XXII, Ters · texte numérisé non relu

I . Iliade, chant XXII, Ters

S. fbid,^ chtniXVUl, rere 490 et inivataii.

LA POÉSIE GEECttlIB AYANT HOMÈRE. 49

ait ctf forains, ne lai m point iûTentës* Il les a pris, et peui* £tn noi Tépithaltme de Manlius et de Julie» à l'un de ces psàs grecs qu'il aime à traduire, à Sappho probablement; a Siffh(0 ou ce poète quelconque ne les avait pas plus in*» Ritéi que lai. C'est encore là quelque legs des ftges les plus jKaiéSi pieusement conservé par les générations suivantes.

Les lamentations mortuaires sont de tous les pays du BODde. Cette poésie n'a point manqué à un peuple jeune, ussareux de l'action et de la vie, et pour qui les mots joui^ de la lumière étaient autre chose qu'une simple métaphore, «faimerais mieux, dit l'âme d'Achille à Ulysse, cultiver la ttrrt au service de quelque laboureur pauvre et mal à son •lie, que de régner sur toutes les ombres des morts '. » Dès Inlunps héroïques, le thrène (Optivoc), comme les Grecs nomnaient le chant en l'honneur des morts, figure parmi les Ktes solennels de la religion grecque. Il y avait toujours des lèdes qui venaient assister aux funérailles. Debout près du lit ou le corps était exposé, ils commençaient le chant etdonaaientle ton ; les femmes accompagnaient leur voix avec des cris et des gémissements.

Aèdes f^értena.

Une chose qui semblé fort étrange au premier l'égard, c'est que la plupart des anciens aèdes étaient nés dans la Thrace. Mais les traditions qui les concernent se rapportent ea réalité à la Piérie. C'est en Piérie que les poètes ont de tout tonps placé la patrie des Muses; et c'est à Libéthra, dans la Piérie, que les Muses avaient chanté, disait^on, les lamentatioDs funèbres sur le tombeau d'Orphée. Leé Piériens n'étaient point des barbares comme les Odryses ou lés £dens : ils étaient dé race grecaue, ainsi que le témoignent les noms grecs de leurs villes, de leurs rivières et de leurs

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