Id., Iftkmifues, ode y
jMUJk cfc aispensateurs ae la vicn versifier sa matière, pour lui don dare a recoiurs aux trésors des .
rappelle les antiques traditions; leçons el des conseils ; il fait da il sème cà et là les maximes ; il i son art, et parle de kii-méme. Gc des proportions diverses, maismdi son qui a fait préférer telle com toujours assez facile à deviner; et raire de prétendve que Ton connaît la pensée de Pindare. Ainsi, eu ment à Téloge du héros et à ce que mnne de l'ode, et alors le plan est ou bien à cet éloge il mêle des dév et le plan est complexe : il y a un sieurs sujets accessoires, etunepe nité du tout.
Presque toujours Pindaie annoi de son chant, le genre de la victoire Des récits de divers genres, religi sent ordinairement le milieu, ot fo dérable, quelquefidis lai^h*» --v--:
■fflpgils poétiqveB ajoutés sans aiitre raison que leur Alité, et dealiaés simplement à parer la nudité du su}«C. iBt«m lea^faéros dont Piadare mêle le souvenir aux louanges tsoièTaiiMpttur sont ou les ancêtres mêmes dont ce vaisN. loiff prétend descendre, ou les fondateurs de sa ville natale, iks inatîtutBunidies jeux dans lesquels il a triomphé de ses taux. Ha'; apaeune odeenThoBneurd'un vainqueur égi* ^ta, oii Pindace ne célttre la race illustre des Ëacides, dont œm ae pcéaevtab de lui-même à Te^rit dès qu'on, nœur ait Ëgine^ B'aulces fois ces événements de l'âge héroïque ■t piésentési comme une sorte de miroir, où le vainqueur âtsecenoekre Tinuige idéalisée de sa propre vie, des tra* us, deft pénis qu'il a endurés^ !>' autres fois enfin, il y a, «s la agenda, om phil&t sous l'allégorie, une leçon, un sage il, Bifir lequel s'arrêtera sa pensée,, et dont il fêta son . Pébpe et Tantale, dans la première Olymjdquôf seikt mm types o^ Hiéron pouvait se reconnaître, ici par sea v^ s, là par ses vertas. Les récits les plus longs, par eiem{^ loi deVeqiédiiicm des Argonautes, dans la quatrième ^o tgiie^ ont leur bat anssi, e^ sont autre chose que des conreSa^aa lyriqnes de l'épopée. Le poète ne s'y oublie qu'en If arenee : son sojet est en réalité présent à ses yeux. Ce ril seprepose,^ dans la quatrième PyUàquôj c'est de rev^Ev* querpour Aceésilas, roi de Gy rêne. L'honneur de descendre s coaquérante- de la toison d'or ; et, s'il insisie sur h »ntnn»ées caractère» de PéUas et de Jason^ le tyraasoup- OMux et le noble exilé, e^est une ouverture qufil prépaie à requtfte par laquelle il termine le poéme^ en faveur de son ttiDasiephite^
D favt bien dire qw Pindare laisse toujours infiniment k îre è^ Tes^t de son lecsteur. U dissimule ses voies ; il af* cte de tenir danele vague et L'incertitude son véritable desr lin afin de nous procurer le plaisir de le découvrir nous* émes. n semble désirer qu'on le croie à chaque mstant .traîna hoTB du droit chcmiu par son ardeur poétique :
ainsi, quand il revient brusquement à son thème, après un long épisode; ainsi, quand, à propos d'une expression proverbiale, ii se lance dans un récit qui dure quelquefois assez longtemps. Ou disait, chez les Grecs, qu'une chose impossible, c'était de pénétrer, par mer ou par terre, dans le pays des Hyperboréens. L'histoire du séjour de Persée chez ce peuple fabuleux, qui tient dans la dixième Pythique une place notable, a l'air, au premier abord, de n'être venue là que par hasard, et comme à la remorque du proverbe. Mais un examen attentif montre que dans ce cas, ainsi que dans les autres passages analogues, le défaut de suite n'est pas réel, et que la l^ende n'est pas sans relation avec le sujet. Pindare lui-même avoue quelque part qu'il est besoin d'intelligence et de réflexion pour bien saisir la signification cachée de ses épisodes. Après une description des îles des Bienheureux, 11 ajoute : « J'ai sous mon coude, au fond de mon carquois, bien des flèches rapides, qui ont une voix pour les habiles; mais le vulgaire ne les comprend pas '. »
Ce poète, qui ne chantait pas pour tout le monde,. mais seulement pour les esprits d'élite, et qui voilait sa pensée ou lui donnait mille tours extraordinaires et imprévus ; ce poète, qui est tout en allusions, en allégories et en métaphores, est d'une lecture pénible, et ne saurait être goûté qu'après des efforts persévérants. Mais, quand on a triomphé des obstacles, et que l'on est parvenu à percer toutes ces obscurités historiques, mythologiques, littéraires, grammaticales, on voit apparaître un génie du premier ordre, un esprit élevé et profond, un homme inspiré, un incomparable artisan de style. Malheureusement pour nous, Pindare est, de tous les poètes grecs, celui dont une traduction, surtout dans notre langue, est le plus impuissante à retracer l'image. Si fidèle qu'on la suppose, Pindare ne s'y montrera toujours que sous les traits les plus grossiers de sa physionomie. Il y a tel mot, dans Pindare, qui est à lui seul, par sa forme, par la place où il rayonne, par les idées ou les sentiments qu'il éveille, tout un tableau, tout un bas-relief, tout un poème; et ce mot