‹ Histoire de la litterature italienneChapitre 109 sur 169 · LF. DIX-HUITIÈME SIÈCLE I. — LA PROSE · texte numérisé non relu

LF. DIX-HUITIÈME SIÈCLE I. — LA PROSE

L’Italie sous la domination espagnole. — Esprit du dix-huitième siècle. — Les princes et les ministres en Italie. — Influence des écrivains nouveaux de la France. — La critique littéraire : Gravina, Crescimbenl, Fontanini, Apostolo Zeno, Bettinelli, Gasparo Goui et les recueils périodiques. — Baretti, Cesarotti, Beccaria. — Premiers essais d’histoire littéraire. — Tiraboschi. — La critique d’érudition et d’histoire : Maffei.— Muratori.— L’histoire s Muratori.— Giannone.— Denina. — Pietro Verri. — Rosario di Gregorio. — La philosophie de l'histoire: Vico.— Les écrivains politiques : Alfieri. — Beccaria. — Filangieri. — Les œuvres d’imagination écrites en prose : Alessandro A'erri. — Caractères de la prose italienne au dix-huitième siècle.

Si les auteurs français du dix-septième siècle relevèrent à la longue le goût de ITtalie, ils ne la pouvaient pénétrer de l’esprit moderne, puisqu’ils n’avaient su qu’exprimer en perfection les idées de l’ère qui finissait avec eux. Nul pays, cependant, n’avait plus besoin que l’Italie de rompre avec un odieux passé. Les princes indépendants ne méritaient guère moins d’être appelés vice-rois de l’Espagne que les mandataires de cette puissance qui portaient à Milan et à Naples ce titre abhorré. Le caractère facile des Italiens avait fait place à la roidcur castillane, et leurs mœurs naturellement élégantes aux ridicules lois de l’étiquette. Tout n’était que fai-

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