CHAPITRE V
. ^ ^ I,E OUINZIÈME SIÈCLE ,, ,
L’ËRUDITION
lietour au latin. — l’rpgrès de l’éruditioi), -r L'imprimerie. — L'émigration grecque. — Encouragements donnés par les princes. — Les Médicis. — PHheipautt ééuditd. — Progrès dé la langue vulgaire par les Qedroniens, — L'éloquejjce sacrée. — X’Ustoire. — Les traités sur les arts. — La poésie lyrique. — Le».CIunfts de carnaval de Laurent de Médicis. — Les Stancés dé Politleit. — La poésie dramatique. — Les Rnppresentazimi ou Uyslères, — Pièces imitées des anciens. — L'OrpAéede Politien. — La poésie épique.. — Premiers essais. — Le Morgante maggiore de Pulci. — VOrlando innamorafo de Dojardo. — Le Mambriano de l'aveugle de Ferrare.
L’Italie, au quinzième siècle, offre un spectacle unique dans l’histoire des lettres, celui d’une nation dotée par trois grands esprits d’une langue définitive, et qui l’abandonne pour retourner au latin, pour se remettre sous le joug qu’elle trouvait brisé. Ce ne fut point, comme on l’a prétendu, parun instinct de routine ; ce fut au contraire le naturel effet d’un réveil qui portait les disciples vers ce que les maîtres eux-mêmes avaient proposé à leur admiration. En effet leurs écrits en langue latine sont les seuls qu’ils estiment et dont ils semblent recommander l’imitation ; d'ailleurs le latin qui
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