‹ Histoire de la littérature italienneChapitre 14 sur 45 · L'entremetteuse · texte numérisé non relu

L'entremetteuse

taine originalité, dans les cinq comédies de Pietro Aretin : le Maniscalco, la Cortigiana, la Talanta, VIpocrito, le Filosofo.

Ces comédies sont les meilleures du siècle. A côté se placent pêle-mêle une quantité d'autres travaux. Citons le Vecchio amoroso de Donato Gianotti^ X Aridosia de Lorenzino de Médicis ; le Furto (le larcin) la Cofanaria, les Bemardi de Francesco d'Andora (1499-1558), la Sporta ^ et VErrore de J.-B. Gelli; les Straccioni"' ^Annihal Caro ; la Fontana, YAstrologo et autres comédies du Napolitain G.-B. délia Porta (1535-1615), la Gelosia, la Strega, la Spi?'itata, la Piiizocchera, VArzigogolo de Lasca, les Lucidi et la Trinuzia de Firenzuola\ les Simillimi^ •de Trissin : la Dote, la Moglie, les Incantesimi^ VAssiuolo, etc., de Cecchi (1518-1537), également ■auteur de représentations sacrées dans les formes de la comédie classique.

La comédie italienne du xvi^ siècle dans l'ensemble, en exceptant parfois Machiavel et Bruno, manque d'originalité autant dans l'invention que dans l'image, et presque sans exception, dépasse trop librement les bornes de la saine morale. Mais on ne saurait lui refuser sans injustice la vivacité, l'abondance et l'aisance d'une langue très pure, la spontanéité, la rapidité du dialogue, et la fécondité du véritable esprit comique.

Ces dernières qualités, gâtées par la trivialité et la grossièreté, se rencontrent souvent aussi dans le théâtre populaire, toujours amplement cultivé dans

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