‹ Histoire de la littérature italienneChapitre 20 sur 45 · Pour tes canons le monde sert déballe · texte numérisé non relu

Pour tes canons le monde sert déballe

composés à la manière des Grecs, comme ondivago^, chiomazzurro'^^ angiiicrinito ^. Déplus, àTimitation des Latins, il employa parfois d'artificieuses inversions et ne sut pas toujours éviter les images étranges et exagérées. Ainsi, parlant de la vierge, il ne craint pas de former cette antithèse :

Le sacre aime mammelle

Che in terra il mar délia pietà lattaro

Allaiter la mer sur terre? Et ailleurs il écrit :

A chi per Dio quaggiù guerreggiar vuole É campidoglio il ciel, corona il sole ^.

Une nouveauté introduite par Chiabrera fut l'imitation des mètres classiques. Déjà, au siècle précédent, Claudio Tolomei avait composé des poésies sans rimes, harmonisées suivant les règles rythmiques de la prosodie latine. Chiabrera, au contraire, laissant la qucmtité (\\i\ dans les langues romanes s'était à peu près perdue, composa des vers qui tout en étant harmonisés d'accents itahens, rendent le rythme des latins. Voici comme exemple cette asclépiade :

Su l'età giovane ch'avida suggère Suol d'amor tossico simile al nettare,

Quando il piangere è dolce

E dolcissimo l'ardere, Céleste grazia sovra i miei meriti Ame mostravati vergine nobile.

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