VIII PREFACE
l'ont fait en se tenant encore dans une sphère de vulgarisation assez haute. D'autres besoins réclament d'autres livres. Nous possédons bien déjà quelques éditions classiques, dues au zèle infatigable de M. Charles Dejob. Ce n'était pas encore le volume général que cherchait l'étudiant français.
Combien de fois, consultés sur le choix d'un bon livre pour aborder l'étude d'ensemble de la littérature italienne, ne nous est-il pas arrivé, à moi et à d'autres, de ne savoir trop que dire. Vous nous aurez, madame, tiré d'embarras.
Le livre de M. Finzi, que vous avez traduit en une langue fidèle et élégante, est mieux qu'un simple manuel] c'est un livre écrit avec soin, renfermant des iugements très sûrs, tenu au courant des plus récentes recherches, se référant aux plus sûres éditions, — tel enfin qu'on pouvait V attendre du distingué professeur de Gênes. V enseignement italien doit déjà à M. Finzi jjlusieurs livres solides et agréables, en particulier un Pétrarque, qui ne peut manquer d'être un bon livre, puisque, m,adame, vous avez reçu, pour l'avoir traduit, les félicitations publiques de Pierre de Nolhac.
Mais j'ajoute ceci : ce n'est pas seulement aux débutants que vous aurez rendu service. Une foule de gens se figurent connaître la littérature italienne, qui, en fait, auraient besoin d'un bon précis aux cadres bien nets. On se flatte trop vite de savoir.