Lévrier (mis pour Chef
hommes amlacieux qui se jettent tête baissée dans la lutte, eut cependant certaine part dans le grand mouvement d'idées qui produisit et accompagna la révolution. Vivant en Toscane où la tyrannie pesait moins lourdement, descendant d'une très ancienne et illustre famille, de caractère pacifique et équilibré, d'esprit calme et posé, il reçut de la nature, des circonstances et des traditions familiales, la salutaire mission d'inspirer tous ceux qui l'entouraient, modérant les ardeurs des uns, combattant les timidités des autres. Les érudits et les hommes politiques de ce temps, se trouvèrent tous plus ou moins en relation avec lui. Mécène généreux pour un grand nombre, ami sinon toujours chaud certainement toujours sage, et prudent dans ses avis, il ne se refusa jamais à leur prêter son aide, 'èon Histoire de la République de Florence, longtemps attendue, sembla par cela même, inférieure à l'attente. 11 chercha à mettre d'accord les deux écoles classiques, l'ancienne et la moderne, refit l'historique sur des matériaux déjà connus, l'entremêlant de remarques fines, écrivant avec gravité sans recherche, avec clarté et correction sans longueurs et sans vulgarité.
Les autres historiens, de valeur diverse, sont : le siciUen Michèle Amari qui illustra dignement Thisloire médiévale de son île, en quelques beaux ouvrages; le génois Girolamo Serra (1761-1837) qui raconta les faits concernant son pays ; Giuseppe 31anno, né en Sardaigne (1786-1868), écrivit l'histoire de son île natale ; Giuseppe La Farina de Messine (1815-1863), justement célèbre pour son beau rôle dans les révolutions nationales, est l'auteur d'une Histoire d Italie oh les jugements poli-
tiques nuisent un peu au calme et à la stricte impartialité du récit ; Luigi Carlo Farini^ vaillant champion de notre renaissance politique, écrivit avec une élégance classique, YHistoire de VEtat romain de 1814 à 1850; Ercole Riciotti (1816-1882), YHistoire des Compagnies d'aventures^ YHistoire de la Monarchie piémontaise et autres ouvrages d'importance diverse ; Atto Vannucci de Prato (1808-1883), ami de Giusti, et grand patriote, laissa parmi une foule d'écrits de littérature et de critique, une Histoire de l'Italie ancienne, cherchant à accorder les traditions classiques avec la critique moderne ; Giuseppe Ferrari, philosophe et patriote plutôt qu'historien, voulut élever et aviver l'idée et le sentiment de notre nationalité dans son Histoire des révolutions d'Italie ; Cesare Cantil, néo-guelfe irréductible, travailleur inlassable, esprit original et fier, laissa au milieu d'œuvres morales et historiques nombreuses, une Histoire universelle et une Histoire des Italiens, riches de renseignements et d'observations, écrites en un style concis et énergique bien que souvent inégal. Giuseppe De Leva, enlevé récemment à la science, vint de Dalmatie à Padoue dont il illustra l'Athénée par ses cours remarquables. Son Histoire de Charles V da?is ses rapports avec l'Italie, considérable par l'étendue, e;ît très appréciable pour son impartialité historique, pour la conscience et le soin des recherches et la puissance de l'exposé.
Il n'est pas possible dans cette histoire succincte, qui traite de littérature dans le sens le plus strict du mot;, c'est-à-dire au seul point de vue de l'art, de parler d'autres ouvrages de Ferrari, ni de ceux de
Romagîiosi, de Gioia, de Carlo Cattaneo, à' Antonio Rosmini, de Vincenzo Gioberti, de Giuseppe Massini, ni de ceux de valeur moindre, qui eurent une influence dans le mouvement varié des idées et de la politique en Italie de 1830 à 1860, influence dont on se ressent encore. C'est pourquoi aussi nous ne ferons que citer rapidement quelques critiques et philologues comme Giovita Scalvini de Brescia (1791-1843), Paolo Costa et Dionigi Stroccài de la Romagne ; les toscans Vmcenzo Nannucci^ Giuseppe Arcangeli, Pietro Fanfani^ le puriste Dasilio Puoti de Naples, et les commentateurs de Dante : Brunone Bianchi, Pietro Fraticelli, Giambattista Giuliani. Quant à Niccolh Tommaseo^ né en Dalmatie en 1802, mort à Florence en 1874, ii traita les sujets les plus différents avec un esprit profond et une vaste érudition, mettant l'ardeur d'un néo-guelfe dans la politique, beaucoup de finesse dans la critique et l'esthétique, mais avec des idées préconçues qui lui dictèrent souvent des jugements injustes et passionnés. Il écrivit sur la morale et l'éducation, toujours avec un style énergique et concis, une langue pure et choisie. Il nous semble, toutefois, que le principal mérite, peut-être même le seul vrai mérite littéraire, pour lequel l'histoire devra le classer honorablement, est dans ses ouvrages de linguistique tels que le Dictionnaire des Synonymes^ et mieux, le Diction' naire de la langue italienne^ que malheureusement il ne put achever.
L'histoire littéraire eutaussi des auteurs nombreux. De la simple recherche biographique et bibliographique, avec Co;vim/u*, f.'yo/ie et quelques autres, elle
s'éleva à une idée patriotique et philosophique avec le sicilien Paolo Emiliano Giudicî {iSi2-iS12). Cet historien estimant que l'art est l'expression de la vie des nations, et se lie étroitement à l'état politique et aux conditions générales de la civilisation, tint peu compte des mérites de la forme qui pourtant constituent l'art, et jugea les œuvres littéraires d'après le fond, trouvant bonnes celles dont le but était de maintenir le plus efficacement dans les esprits l'idée nationale. Idée louable surtout à l'époque oii l'auteur écrivait, mais idée préconçue néanmoins. Par le même motif les LeçoJis de littérature italienne de l'aimable et généreux Luigi Settembrini ne sont pas moins défectueuses. S'inspirant toujours dans ses écrits d'un ardent amour de la patrie il subit la prison et l'exil, mais son idée politique nettement néo-gibeline et entièrement hostile à la papauté et au clergé, domine toute l'histoire de Settembrini et enlève de leur impartialité à ses jugements.
Peu de livres cependant sont capables comme celui-là, d'exercer une heureuse influence sur l'esprit des lecteurs par sa réelle sincérité, je dirais presque par la belle ingénuité du style et la noble franchise des pensées et des sentiments, qui émeut et entraîne. S'il a peu de valeur au point de vue historique, au point de vue de l'art c'est un chefd'œuvre.
Le premier de nos historiens de la littérature, et même le vrai créateur de la haute critique littéraire, est Francesco de Sanctis, déjà proclamé le Vico de la critique. S'étant inspiré de l'idéahsme du philosophe allemand Hegel, il fut trouvé ensuite trop idéaliste, trop subjectif, trop logicien. Certainement, bien que
LE ROMANTISME ET LA LITTÉftATURE AU XIX° SIÈCLE 333
soutenant par ses écrits et plus encore par ses conseils de maître, la méthode historique, il se laissa entraîner à une analyse purement esthétique dans ses Essais et dans son Histoire De la littérature. Mais il réussit admirablement à reproduire avec une parfaite objectivité les divers moments psychologiques des manifestations de l'art, et à scruter la raison intime des impressions que notre esprit reçoit de Tœuvre d'art. Que si la critique purement esthétique domina un instant et devint trop suggestive, parce qu'il se plut à substituer les conceptions idéales de son cerveau aux conceptions réelles de Fauteur étudié, on ne peut nier cependant, que la méthode de Sanctis contribua à aider les esprits à étudier et à mettre en relief les beautés de l'art. D'autres, ensuite, en recherchèrent les éléments avec une rigueur de déductions logiques, de laborieuses et patientes investigations, et ainsi devint possible cette critique rajeunie et variée, qui renouvela bientôt tant de côtés de notre histoire littéraire, et qui continue à en explorer les parties les moins connues.
La multiplication et la transformation des formes de la vie sociale, la divulgation des découvertes de la science, et les moyens qu'elle fournit à l'art de la construction, sont les causes qui paraissent avoir mis l'architecture au-dessous du niveau qu'elle avait atteint en d'autres siècles. La vérité est que le goût et les exigences sociales avaient changé, et la manière de bâtir subissant elle aussi la loi fatale de l'évolution, se modifia complètement. Mais on ne peut appeler déchu un ■d.Ti({xnàonnd.\.' Arc du Simplono\x àeldi Paix
(commencement du siècle) et la Galerie Victor-Emmanuel à Milan, le palais de la Caisse d'Epargne et ï Escalier de la Montagne à Bolog-ne, la Bourse de Naples, le théàire Maxime de Palerme, le Palais de justice de Rome et le monument à Victor-Emmanuel, de Sacconi.
La sculpture triompha avec Canova, grand admirateur de l'art classique, qui s'appliqua sans cesse à rechercher le vrai. A sa suite vinrent, avec un renom divers, Dupréy Bartolini, Tenerani^ Vêla, nos contemporains Barzaglii, Bahico, Monteverde.
En peinture, après VAppiani on cite VHayes, auteur du Bacio, puis Palagi^ Podesti, VInduno, Cremona^ Pasini, Favreito^ qui eurent de brillants succès; et parmi les plus réputés en ce moment, Michetti, Palizzi et Morelli. Ce dernier, mort récemment, est l'auteur célèbre des Tentations de Saint- Antoine et du Salve Begina.
La musique, parvenue si haut déjà auxviii" siècle, prit un nouvel essor avec Gioachino Bossini de Pesaro, auteur de tant d'opéras célèbres, tels que le Barbier de Séville, Guillaume Tell, Moïse^ Sémiramis;QNQQ Mercadante et Pacini qui suivirent ses traces, tandis que Gaetano Donizctti de Bergame, trouvant une manière à lui pleine de grâce et de force, donnait Lucie de Lamermoor , son chef-d'œuvre. Vincenzo Bellini de Gatane, enlevé prématurément à l'art au moment oii il donnait les plus belles espérances, laissa la Somnambule et la Norma, œuvres charmantes par l'originalité, le sentiment, la finesse et la grâce. Giuseppe Verdi de Bussclo, dont l'Italie et le monde ont eu à regretter la mort il y a quelques années, avait une puissante organisation musicale
et une inépuisable fécondité. Il dota le théâtre et le pays d'un nombre infini de chefs-d'œuvre oh toutes les formes de l'art musical, italien et étranger, arrivèrent peu à peu à se fondre avec une science remarquable et un merveilleux succès.
Les romantiques, que nous avons appelés de la seconde génération, eurent la bonne fortune de vivre et d'écrire dans la période héroïque de notre renaissance. A celle-là en succéda une autre, partant de 1870^ dite de recueillement, de transition, de renouvellement, de préparation, et autres manières encore, qui toutes, à des points de vue divers, s'accordent en cette idée essentielle de reconnaître dans les conditions historiques suivies pour l'achèvement de notre unité politique, les éléments d'une période nouvelle de civilisation et de culture, dont nous ne pouvons encore diviser les genres, déterminer l'étendue, évaluer l'importance et la portée.
Giosué Carducci né à Valdicastello près de Pietra Santa (1836-1907), est la grande lumière de notre littérature pendant cette période. Avec les heureuses aptitudes d'une intelligence également forte, active et féconde, il s'occupa de critique et de poésie, excellant dans l'un et l'autre genre. En 1857 il publia les Juvenilia q\\ il se déclare lui-même écuyer des classiques. Les formes classiques un peu pompeuses du jeune poète devaient avoir, dans le pâle crépuscule du romantisme, comme une saveur de fruits acides car, ennemi des procédés chers aux romantiques, il montrait déjà dans les idées, le style, le tour des périodes, cette étude approfondie des anciens, ce sentiment de leur art qu'il interpréta ensuite avec
une science raisonnée et une intelligente largeur.
La critique fit donc mauvais accueil à ses Juvenilia. Mais le poète poursuivit sa voie et, en 1865, il avait déjà composé les Laevia Gravia où lui-même dit qu'il fit sa veillée d'armes. L'idée a plus d'étendue, les formes ont plus de variété. La forte personnalité de Carducci commence vraiment à se dessiner.
Il se manifeste pleinement et s'affirme véritablement dans le,?, Decennali publiées en 1871. Entrant dans son grave ministère d'artiste et de poète avec des idées déterminées, un but ferme et suivi, il a l'esprit enflammé par un noble et double idéal : l'Italie et Rome. Une Italie et une Rome, entrevues tout autrement qu'elles n'étaient effectivement, grandes et glorieuses à travers les éclairs intérieurs qui illuminaient ses visions de poète. Ce contraste entre son idéal et les aspects de la réalité présente, lui inspira les vers brûlants des ïambes et Epodes où. paraît un invincible dégoût du présent et d'oii monte une vague aspiration à des formes qui prennent figure et couleur de son ardente contemplation du passé. Cette phase poétique de Carducci s'annonce dans l'ode qui sert de prologue aux ïambes et Epodes, dans la dernière édition séparée :
ïutto che quesLo mondo falso adora Co'l verso audace lo schiaffeggerô, Ei mi tese le frodi in su l'aurora, A mezzogiorno io le calpesterô i
Et il tint parole. Mais tandis que le poète exhalait
1. Tout ce que ce monde menteur adore, d'un vers hardi je le souffletterai. Il m'a tendu des pièges dès mon aurore; à midi je les foulerai aux pieds.
son mépris, en môme temps se perfectionnait l'artiste. Les mille aspects de la changeante nature et de l'immuable histoire, prennent vie dans son imagination et brillent en d'éclatantes visions, qu'avec une pleine intuition et un subtil travail, il recueille ensuite, et encadre dans les vers, en les mêlant à l'expression impétueuse de ses indignations. Ainsi, dans ses quatrains Agli amici délia Valle Tibe- 7Hna, au double paysage passé et présent, se joint et se substitue peu à peu le souvenir d'un aulre âge, qui fait dire au poète buvant au Tibre antique :
et ceci
i tuoi clivi Tarconte Coronato pontifice sali^ ;
la fatal prora d'Enea
Per tanto niar la foce tua cercô -;
et ceci encore :
Furio e l'aratov d'Arpino Imperador plebeo tornava a te 3.
et dans la montée croissante des souvenirs et le débordement du sentiment, le ton du chant se modilie et éclate ensuite dans l'apostrophe finale :
Volgon, fiume dltalia, ornai tropp' anni Che lavergogna dura : or via, non più. Ecco, un grido io ti do — Morte ai tiranni : — Portaio, 0 fiume a Ponte Milvio, Xu'*.
1. Tarchon, le pontife couronné, remonla les collines qui te bornent.
2. Le vaisseau prédestiné d'Enée, à travers la mer si vaste, chercha ton embouchure.
3. Plein de c lurroux Flmperator plébéien, le laboureur d'Arpinum ^Marins), revenait vers toi.
4. Fleuve d'Italie, voici trop d'années que dure la honte. Maintenant c'en est assez. Et je te crie ce mot d'ordre. — Mort aux tyrans : — Toi, fleuve, porte-le à Ponte Milvio.
C'est ainsi que la peinture continue du paysage et de ses sentiments parliculiers donne do la force à la haute pensée patriotique et sociale des Epodes : Per Edoardo Coi^azzini et Per Giuseppe Monti e Gaetano Tognetti.
Ce mélang'e et cette fusion du paysage avec l'histoire et avec l'impression des faits est chez Carducci une manière spéciale de la conception poétique et do la représentation artistique tout à la fois. Manière qui se perfectionna dans la suite, par la richesse et l'éclat du coloris, par la vie et le mouvement communiqués aux choses, et par la puissance d'effet qui en résulte. On en voit de fréquents exemples dans ses Riîne nuove dont nous nommerons seulement // canto deW amor et Davanti a Sa?i Guido.
Dans les ïambes et Epodes, le sentiment patriotique du poète opposé aux procédés de cette phase historique, s'exhale tantôt en une invective violente, tantôt en une satire fine : Meminisse horret. Il Cesarismo, Heu Pudo?^! Le nozze del mar, La consulta araldica, Feste ed Oblii, lo triumphe^ Il canto deiritalia che va in Campidoglio. Et au milieu de ces colères et de ces sarcasmes causés par les outrages à la liberté et à la patrie, quelques chants graves s'élèvent à des pensées historiques, morales et sociales, plus générales comme dans les quatrains de Versaglia^ dans la série des distiques sur La Sacra cli Enrico guinto, dans une asclépiade sarcastique A proposito del processo Fadda, et dans celle A certi censori, qui se termine par des strophes d'une belle envolée lyrique.
Dans la transformation continue ou si l'on préfère, dans la marche constante de l'art de Carducci on
voit s'opérer le développement progressif des horizons intellectifs et fantaisistes. Et tandis que dans Laevia Gravia il ne sortait pas encore d'un cercle assez restreint de concetti et d'éléments moraux et historiques, à mesure que de ceux-ci on passe aux Deceniiali^ aux Rime iiuove, aux Odi barbare, le poète élargit considérablement le champ de ses envolées poétiques, jusqu'à saisir et à rendre en de brillantes synthèses et en de grandioses images, Tesprit de l'humanité et la voix de l'histoire. De là le caractère pour ainsi dire épique du Ça ira et de certaines Odes barbares.
En douze sonnets, qui sont autant de tableaux reproduisant des épisodes particuliers d'un fait unique, le poète retrace certaines phases de la révolution française. Le ton solennel et le rythme large et plein des strophes ressemblent singuhèrement à la gravité et à l'ampleur du chant épique.
Lieto su i colli di Borgogna splende
E in val di Marna a le vendemmie il sole ; Il riposato suol piccardo attende L'aratro che l'inviti a nuova proie.
Ma il falcetto su Tuve iroso scende
Come una scure, e par che sangue cole : Nel rosso vespro Tarator protende L'occhio vago a le terre inculte e sole, Éd il pungolo vibi^a in su i mugghianti Quasi che l'asta palleggiasse, e afferra La stiva culando : AvanLi, Francia, avanti '.
1. Sur les coteaux de la Bourgogne et dans les plaines de la Marne, le soleil brille radieux pour les vendanges. Le sol picard reposé attend la charrue qui doit le préparer à un nouvel enfantement. Pendant que la faucille sur le raisin tombe avec rage comme une hache et semble dégoutter do sang, dans le soir empourpré le laboureur étend vaguement son regard sur les terres incultes et
Et à l'imagination du paysan patriote se présente une vision
di montanti
Fantasimi che cercano la guerra^.
Avec plus de solennité et une harmonie plus large, il commence le second sonnet :
Son de la terra faticosa 1 figli
Che armati salgon le ideali cime,
Gli azzurri cavalier blanchi e vermigii
Che dal suolo plebeo la Patria esprime ^.
Quelquefois la scène imaginée et présentée de façon épique, prend une allure dramatique comme dans le quatrième sonnet où, dMx prophètes de malheur qui déplorent avec un ton navré plein de naturel, l'impossibilité de résister, et demandent ce que Von pouvait faire de plus :
Morir — risponde l'assemblea seduta.
Vers vraiment imitatif par l'idée qui se dégage, et qui ressort par tous les tons du rythme. Parfois on croit entendre le bruit houleux de la foule accourant aux nouvelles :
Udile, udito o cittadini. leri Verdun a l'inimico upri le porte...
Parfois aussi, au milieu de la fureur populaire et
désertes ; et agitant l'aiguillon au-dessus des bœufs mugissants, comme s'il brandissait une lance, il serre la poignée en criant : En avant, France, en avant !