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et il les donne. Le plan qu'il s'est tracé dès le début se trouve néanmoins très fidèlement observé ; le développement des deux premiers livres répond exactement aux trois grandes divisions annoncées, et le troisième livre, depuis le commencement jusqu'aux derniers vers^ oppose en un parallèle bien suivi l'instruction erotique de la femme à celle de l'homme. Plus de méthode eût peut-être nui à l'agrément du poème.
Je serais plutôt tenté de lui reprocher quelques-uns de «es épisodes, tirés de trop loin et qui font longueur. Telle est, ce me semble, l'histoire de Dédale et d'Icare qui, au
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début du livre II, ne compreod pas moins de soixanteseize Ters ' et qui ne se rattache, en somme, au sujet.que par l'énoncé do cette antithèse : « Quand Mioos n'a pu empêcher la fuite d'un homme aux ailea Tactil^, moij'eatreprends de flxer un dieu anx ailes d'oiseau. » ?iOD poluit MiDos homtnis coropescere pennai : Ipw Deum volucrem detiouisse para.
Il, «7-98.
Telles encore, vers le milieu du livre I, l'éaumératioa que, pour prouver l'ardeur des passions féminines, il fait des femmes de l'antiquité rendues célèbres par les excès d'un amour effréné et l'impudique peiùture en tronte-hoit vers de l'histoire * de Pasiphaé.
Je reconnais d'ailleurs que presque tous les épisodes qu'amènent les exemples cités à l'appui de ses préceptes sont d'un heureux choix et coupent agréablement l'exposé didactique. Quelques-uns joignent même à une grâce parfaîte une brièveté d'autant plus remarquable qu'elle est moins fréquente chez lui. Quelle gracieuse apparition* que celle de Vénus venant lui remettre une feuille de myrte détachée de sa chevelure pour lui inspirer ses leçons d'amour aux femmes ! Ce n'est plus l'image imposante de la Vénus aussi majestueuse que belle de Virgile, apparaissant au grand Knée, le héros épique, son âls', mais bien celle de la coquette déesse des amours telle que devait la voir le poète de l'An d'aifoer. Quel charmant tableau que celui du cortège joyeux de Bacchus se portant à la rencontre d'Ariadne abandonnée par Thésée' et quelle habileté de plume dans l'aisance du badinage qui approprie une scène si dramatiquement décrite par Catulle au ton léger du poème erotique ! Voyez aussi la Jolie scène d'Ulysse