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ijiu' K's auc(U\i:tos lrouv,Vs soient toujours du nieillear i.-vnlc et 411 il n'y ait [>as J.ias plusi,>ars raoreeanx de ce vvutv «u Hiaanuo lit' sobrifto, on aurait lori Je le croire : oar il arrive .^u [wio d'abuser de sa lïieilitê et panoia il ix'usse in-ip lom l'assimilariou. surtout quand il f^it entrer Jaus les [laritt's tutf|;rautes du eoros nouveau des détails nui nVîau'Lit, i,-Uti l'aiieien, que de simples omemencs ecntui:vrs à :« nature. l'aus la transformation d'Oorrrhoe tu oava;e il fst vraiuu'nt siaiiuher que ce soit la iraiae 'it: ta lou,-ue rvibe de U jeune dlle 1^.11 d-evient la quene jj?
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Mais il était impossible qu'au milieu des traits ingénieux qui devaient expliquer par le menu tant de métamorphoses, il ne s'en trouvât pas quelques-uns un peu forcés et d'un choix douteux ; ne les lui reprochons pas trop vivement et sachons-lui gré, au contraire, d'avoir su, la plupart du temps, échapper à un défaut auquel ne le portaient que trop et la propension naturelle de son esprit et la nécessité d'obvier par le plus d'invention possible à la monotonie intrinsèque du sujet.
Cette monotonie, il l'a combattue de toutes les façons* Non content de faire subir à l'être humain des transformations sans nombre, il donne à certaines scènes l'ani*. mation de personnages créés par son imagination et formés d'idées purement abstraites. Je ne reparle pas de la Renommée qu'il nous montre^ dominant le monde entier du haut d'un palais où résident avec elle la Crédulité, l'Erreur téméraire, la vaine Joie, la Crainte désordonnée, les Bruits nés de père inconnu; Virgile en avait produit avant lui une grande image et j'en ai déjà dit un mot en traitant de Y Enéide*. Mais rappelez-vous sous quels traits il représente et fait mouvoir TEnvie dans l'histoire d'Aglaure', comment aussi, dans le récit du châtiment infligé par Cérès au sacrilège Érysichton, il donne un rôle actif à la Faim devenue sous sa plume une sorte de divinité inférieure, aux yeux creux, au teint livide, au corps décharné, qui habite, aux contrées de la Scythie, une terre sèche et stérile, séjour du Froid, de la Pâleur et de l'Épouvante, et qui vient,sur Tordre qu'elle en reçoit, souffler sur les lèvres de l'impie la dévorante avidité dont seront bientôt tenaillés son estomac etses entrailles^. Ces personniflcations ajoutent aux légendes racontées un coloris et une vie que bien peu
(1) Liv. XII, V. 39-63. L'appeudicc donne les deux morceaux qui aindi peuvent être comparés (ccxx et cccxxxii).
(2) 2«"« part. tom. I, p. 422.
(3) Liv. Il V. 760 sqq.
(-4) L. VIM, V. 799 sqq. Voir Appendice cccxxxi.
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LIVRF. Ql'ATflIEHE. CU.
(le poètes ODt su obtenir comme lui de créatioas du même genre. Tantôt, comme dans les deux derniers cas, elles donoent lieu à des épisodes entiers, imaginés de tontes pièces : tantôt aussi, sans tenir une place aussi lar^ dans le récit, elles y produisent encore un grand effet : telle, dans la peinture du déluge universel, cette apparition du vont accumulateur des nuages : c L'autan s'élève sur ses ailes humides; son terrible visage est couvert de noires ténèbres ; sa barbe est chargée de brouillards ; l'onde coale de ses cheveux blancs; sursoDfVonts'assemblentles vapeurs: l'eau ruisselle et de ses ailes et de son sein. Dés que de sa large main il a pressé les nuages suspendus dans les airs, un fracas se produit, et soudain des torrents s'abattent du haut des cieux. »
, madidis Notus evolat alis,
Tcrribilem picea teclus caligine vuilum ;
Barba gravis nimbis ; canis Quit unda capillis ;
Fronle sedenl nebulie ; roraat pennsque sinusque.
Ulque manu lala p«Ddentia oublia presaJl,
Fit fragor; liinc densi TuDduolur ab œlhere uimbi. 1. 1^64-269.
La comparaison, qui dépend du même principe d'analo gic que l'explication de la métamorphose et que la personniiication, est aussi un moyen dont il aime à se servir pour orner et varier ses narrations. Nous savons qu'il en avait usé jusqu'à l'excès dans ses premières poésies ; ici encore il ne sait pas toujours s'imposer une limite et son ingéniosité le porte quelqueToisà nous surprendre. Quand Pyrame retire de sa blessure le fer dont il s'est frappé et que le sunn qui en jaillit est comparé au jetd'eau qui s'échappe en sifflant par la Assure d'un tuyau de plomb crevé ', nous pouvons trouver exact le rapport établi entre les deux choses, mais nous sommes singulièrement distraits de notre émotion par l'originaUté du rapprochement. Et quand Salmacis, après s'être élancée dans le lac où nage le
(1) Llv. IV, V. iii-iU.
fils d'Hermès et d*Aphrodite, enlace de ses bras le bel adolescent, tour à tour c comme le serpent qui de ses replis s'efforce d'enserrer l'oiseau qu'il veut vaincre, comme le lierre qui s'enroule autour d'un grand arbre, comme le polype qui, sous les eaux, pour retenir sa proie, Tenveloppe de toutes ses tentacules » S nous trouvons que la dernière au moins de ces trois assimilations aurait pu être laissée de côté, l'idée répugnante que nous nous formons du polype ne concordant nullement avec celle qui vient de nous être donnée de la beauté gracieuse de la jeune Naïade. Mais ces sortes de fautes sont moins fréquentes que dans ses œuvres de jeunesse; presque toutes ses comparaisons nous plaisent non seulement par l'exactitude des images, mais aussi par leur appropriation au fond même du sujet. Les unes sont d'une simplicité remarquable, témoin celle qui se rapporte à la nymphe Daphné, poursuivie de près dans une course rapide par Apollon :
Ut canis in vacuo leporem quum Gallicus arvo Vidit, et hic praedatn pedibus petit, ille salutetn : Alter inhaBsuro similis jam jamque tenere Sperat et extento stringit vestigia rostro, Alter in ambiguo est, an sit comprensus, et ipsis Morsibus eripitur tangentiaque orarelinquil: Sic deus et virgo est, hic spe celer, illa timoré.
. Un chien gaulois découvre-t-il un lièvre dans la plaine, tous deux s'élancent, Tun voulant sa proie, fautre son salut. Le chien, comme s'il était dessus, croit déjà le tenir et, le cou tendu, il mord sa trace ; te lièvre ne sait sMl est pris ; il évite la morsure de son eanemi, échappe à la dent prête h le saisir. Tels sont le dieu et la nymphe ; dans leur course rapide, l'un est porté par Tespérance, Tautre par la I>eur.
Certaines, au contraire, sont très nobles et tout à fait épiques, comme celle-ci dans le récit du combat de Persée contre le monstrueux gardien d'Andromède :
(1) Liv. IV, V. 361-367.
Utque Jovis prepes, vacuo quum vidit iû arvo PraBbentem Phœbo liventia terga draconem, Occupai aversuin, neu saeva retorqueal ora, Squamigeris avidos figit cervicibus ungues ; Sic céleri missus praeceps per inane volalu Terga ferse pressit dextroque frementis in armo Inachides ferrum curvo lenus abdidit hamo.