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Celui-ci inflige une telle défaite aux: Macédoniens qu'ils s'enfuient jusqu'en Thessalie; il les y poursuit avec les Étoliens; Philippe se retire dans la vallée dç Tempe en brûlant tout sur son passage, conduite qui lui aliène bien des villes; aussi plusieurs places s'ouvrent-elles au consul dont la marche victorieuse n'est arrêtée que par la résistance d'Atrax (9-17). Il hiverne dans la Grèce centrale d*où il attire dans son alliance les Achéens ; Ck)rinthe et Argos toutefois restent au pouvoir de Philippe (18-25). A Rome et en Italie, une révolte d'esclaves est vivement réprimée ; on élève à six le nombre des préteurs. Le consul Cornélius bat les Insubriens et leurs alliés (26-31). Des pourparlers de paix s'engagent entre Flamininus et Pliilippe qui évacue sur le champ la Phocide et la Locride poar signer une trêve de deux mois permettant de consulter le sénat (32-36). Comme le sénat refuse la paix, il livre Argos, qui l'inquiète, à Nabis, tyran de Lacédémone; mais Nabis presque aussitôt traite avec Flamininus (37-40).
Livre XXXIII (Ann. 197-195).— Après s'être assuré les Béotiens et avoir reçu le contingent des alliés, Flamininus marche en Thessalie à la rencontre de Philippe, gagne sur lui la bataille décisive de Cynoscéphales qui le réduit à implorer la paix (1-13). Car il est malheureux de tous les côtés et ne réussit qu'à défendre son propre royaume contre une incursion des Dardaniens. D'autre part, Rome connaît les grands préparatifs d'Antiochus et apprend un soulèvement sérieux des Celtibériens.Elle se hâtede signer cette paix par laquelle Philippe renonce à toutes les villes grecques d'Europe et d'Asie, rend les captifs, réduit sa flotte à cinq navires et son armée à 5.000 hommes, paye aux Romains une indemnité et s'engage à ne faire aucune guerre sans leur consentement (14-30). Cependant la Grèce , est dans l'attente ; des désordres se produisent même en Béotie ; mais, aux jeux isthmiques, Flamininus fait proclamer la liberté de toutes les villes grecques d'Europe et d'Asie, une joie immense retentit, on le couvre de couronnes (31-35). En Italie, les consuls battent les Insubriens et les Boïens.
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Minucius remporté des succès en Espagne. Rome se pré^ occupe des visées de Nabis, tyran de Lacédémone, de la guerre qu'elle entrevoit prochaine contre Antiochus, et aussi des menées d'Annibal qu'elle dénonce au sénat carthaginois. Annibal quitte son pays et se rend auprès d'An-, tiochus (36-49).
Livre XXXIV (Ann. 195-193).— La loi Oppia contre le luxé des femmes, en vigueur depuis vingt ans, est abrogée malgré l'opposition de M. Porcins Caton (l-*). Caton, consul, part pour l'Espagne, s'empare d'Empories après une grande bataille et pacifie toute l'Espagne citérieure, non sans se porter en outre à l'aide du préteur Manlius contre les Turdétans et les Geltibériens (9-21). L'autre consul, Valérius Flaccus, bat en Gaule les Bôïens. En Grèce, Flamininus, d'accord avec les Achéens, délivre Argos restée sous le joug de Nabis, tyran de Lacédémone (22-41). Rome crée de nombreuses colonies ; apprend de nouveaux succès sur les Boïens et les Insubricns ; reçoit avec les honneurs du triomphe Caton revenant d'Espagne et Flamininus qui ramène son armée après avoir, au milieu de l'enthousiasme des Achéens, évacué les quelques citadelles grecques que tenaient encore desgarnisons romaines (42-53). La célébration des Mégalésies donne lieu à la première représentation de jeux scéniques et à une distinction de places réservées au sénat (54). On avise à une invasion de Liguriens sur le territoire de Plaisance; on adresse des ambassadeurs à Antiochus au sujet d'un traité, et, après avoir reçu de Carthage l'avis qu'Annibal pousse ce roi à la guerre, on procède avec une lenteur calculée à l'examen d'un différend entre elle et Masinissa (55-62).
Livre XXXV (Ann. 193-192).-— Les hostilités continuent en Espagne, contre les Boïens, et en Ligurié où une armée consulaire n'est sauvée que par l'habileté des cavaliers Numides. A Rome on porte une loi sur l'usure (1-11). En Grèce, les Étoliens, mal récompensés à leur gré de leurs services, cherchent à exciter Nabis, Antiochus et Philippe (12). Nabis les écoute et entre en lutte contre les
AchéoDs chargés de la défense des villes maritimes de LacoDîe (13). Les ambassadeurs romains s'abouchent avec Antiochus, mais le quittent sans traiter et sans antre résultat que d*ayoir, par leurs conférences avec Annibal, jeté quelques soupçons dans l'esprit du roi(14-17).Antiochas toutefois revient à ses conseils et se prépare à la ^erre (18-19). De son côté, Rome se précautionne ; tandis qne Philopœmen, chef des Achéens, repousse Nabis dans Lacédémone, dont il ravage les terres, les ambassadeurs parcourent les villes alliées pour empêcher les Étoliens de gagner les esprits au parti du roi de Syrie. Les étoliens portent l'audace jusqu'à vouloir par ruse prendre pour eux Démétriade, Lacédémone et Ghalcis. Ils réussissent à Bémétriade ; ils tuent Nabis, mais leur rapacité fait qu'après la mort du tyran c'est à la ligue des Achéens que s'unit Lacédémone ; et ils échouent à Ghalcis (20-39). Antiochus, renonçant au projet de donner une flotte à Annibal pour une diversion en Afrique, passe avec ses forces en Grèce, est reconnu comme généralissime par les Etoliens, et s'empare de Ghalcis malgré les Achéens, malgré un secours des Romains, puis de toute l'Eubée (40-51).
Livre XXXVI (Ann. 191). — Rome déclare officiellement la guerre à Antiochus, reçoit les protestations d'alliance de Philippe, de Ptolémée, de Garthage et de Masinissa, accepte l'aide de Philippe. Les Eléens prennent parti pour Antiochus, les Êpirotes se montrent indécis (1-5). Le roi se porte contre Phères en Thessalie et la prend ainsi que plusieurs villes (6-10). Mais il perd l'hiver à célébrer son hymen avec une Ghalcidienne. Dès le printemps, les Romains débloquent Larisse, réduisent la Thessalie ; le consul Acilius Glabrion et son lieutenant Gaton le battent aux Thermopyles ; il s'enfuit à Ephèse ; Ghalcis et l'Eubée passent aux mains des Romains (11-21). Les Étoliens veulent en vain défendre leur ville d'Héraclée, elle est prise; ils réunissent leurs forces à Naupacte (22-30). Pendant ce temps, Messène les délaisse pour se mettre de la ligue des Achéens. Celle-ci restitue Zacinthe aux Romains, et
Philippe 8*empar6 de Démétriade (31-33). Les Etoliens de* mandent la paix et obtiennent une trêve pour envoyer des députés à Rome (34-35). D'autre part, P. Corn. Scipioli Nasica, après avoir fait à Rome la dédicace du temple de la mère des dieux, remporte sur les Boïens une grande victoire qui lui vaut le triomphe (36-40). Cependant Antio* chus, conseillé par Annibal, songe à se défendre en Asie ; il établit une barrière de troupes du côté de laChersonëse ; sa flotte est battue par celle du consul Livius^ et se réfugie à Ephèse, tandis qu'il dispose son armée de terre à Magné* sie près du Sipyle (41-45).
Livre XXXVIl (Ann. 190-189).— Le consul envoyé contre luiestL. Corn. Scipionàqui sertdelieutenantson frèrerAfricain. On confie le commandement de la flotte à L. ^milius Régulus (1-3). Sans s'arrêter à régler le sort des Etoliens» Scipion, grâce au bon vouloir de Philippe^ traverse rapidement la Macédoine et la Thrace, arrive sur les bords de THellespont (4-7). Après un échec des Rhodiens, à Samos, et des tentatives sans résultat opérées par lui-même sur Ephèse et Patara, l'ancien consul Livius a longé l'Asie et s'est porté vers les Scipion pour rentrer en Italie (8-16). Le fils d*Antiochus a envahi le royaume d'Eumène et a même assiégé Pergame, mais a dû lever ce siège (17-21). Puis, les Rhodiens se sont vengés de leur échec dans une affaire navale où figurait Annibal (21-23). Réunis à la flotte d'^Emilius, ils contribuent à infliger à l'immense flotte Syrienne le désastre de Myonèse qui enlève à Antiochus Tempire de la mer. Effrayé, le roi évacue même Lysimachie de la Ghersonèse de Thrace qui eût pu arrêter l'armée de Scipion. Celui-ci passe donc aisément l'Hellespont. (22-33). Il se refuse à tout pourparler et vient livrer au roi la ba« taille de Magnésie qui le réduit à subir, avec les plus dures conditions, l'abandon de l'Europe et de toutes les provinces d'Asie en deçà du mont Taurus (34-45). Rome, qu'un échec sur les Lusitaniens, bientôt réparé d'ailleurs, inquiète peu, renvoie durement les députés Etoliens jugés trop arrogants ; récompense Eumène en agrandissant son royaume
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et les Rhodiens en leur attribuant quelques villes ; accorda le triomphe à ^milius Régulus, à Scipion surnommé désormais l'Asiatique, et aussi au préteur Fabius Labéon qui vient de parcourir la Crète et de Caire sortir de Thrace les dernières garnisons Syriennes (46-60)»
Livre XXXVIII (Ann. 189-187). Les consuls M. Fulvius e! Gn. Manlius mènent la guerre, l'un, en Épire, contre les Étoliens, Tautre, en Asie, contre les Galates, ancien^ alliés d'Autiochus. Fulvius prend Ambracie et soumet lesEtoliens (1*11). On. Manlius gagne Antioche, et de là, levaût des tributs partout où il passe, le pays des Gaulois Tolistoboïens, Trocmes et Tactosages; il force leurs camps sur roiympe et au mont Magaba, leur ordonne d'envoyer leurs députés à Éphèse (12-27). A ce moment, Fulvius, vainqueur des Étoliens, soumet Céphallénîe, prend S^mè où il met garnison, et, avant de retourner à Rome, passe dans le Péloponèse à cause des débats entre les Achéens et Lacédémone qu'il fait en sorte d'affaiblir deplosen plus (28-34). Rome étend le droit de suffrage à certalDs municipes et le nombre des citoyens donné par le receasement s'élève à 258.318 (35-37). En Orient, les commissaires stipulent le traité d'Antiochus, règlent le sort des villes dont la situation a été modifiée par les résultats de la guerre. Manlius part ensuite avec eux et l'armée chargée de butin ; il n'arrive à ApoUonie qu'après avoir essuré, dans les monts, plusieurs attaquas des Thraces qu'excite rappât de ce butin (36-42). Son retour à Rome donne lieu à une lutte très vive au sujet de son triomphe (43-50). Une lutte plus âpre encore s'engage à propos de l'accusation de péculat lancée contre Scipion l'Africain; -il la détounie par un mouvement d'éloquence magnifique ; mais, pour échapper aux insultes des tribuns, il se retire àLiterne; l'audace des ennemis de sa famille, excités par Caton, s'accroît encore ; son frère l'Asiatique est condamné comme ayant reçu d'Antiochus des amas d'or; mais ]etnhnn Sempronius Gracchus s'oppose à ce qu'il soit emprisonne; la vente de ses biens ne suffit pas à compléter la somioe
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de Tamende qu'il doit payer ; il accepte de ses parente et de ses amis ce qui lui est nécessaire pour vivre (51-60).
Livre XXXIX (Ann. 187-183).— Les consuls réduisent les • Liguriens et occupent leurs armées à faire les routes de 'Bologne à Arrétium et de Plaisance à Ariftiinûm. A Rome, on célèbre, non sans débats, les triomphes deFulviusetde .On. Manlius. On y apprend de nouveaux soulèvements des Celtibériens et des Lusitaniens (1-7): Le consul Q. Marcius; -chargé d'une enquête sur les Bacchanales, causes de crimes innombrables, réprime le mal par de nombreux châtiments (8-19). Il part ensuite en Ligurie où il subit un ^chcc dans un défilé (20). Mais Rome reçoit en même ^emps avis de succès en Espagne. Fulvius et Scipion 'célèbrent magnifiquement des jeux dont ils ont fait vœu (21-22). Cependant, en Macédoine, Philippe, qui travaille à relever son royaume, s'irrite de ce qu'on veut l'obliger à retirer ses garnisons de Thraoe et de diverses villes occupées par lui (23-29). Les préteurs L. Quinctius et G. Calpurnius, poursuivant la guerre d'Espagne, gagnent près de Tolède une très grande bataille (30-31). Rome fait un accueil bienveillant au second fils de Philippe, Démétrius, chargé de présenter ses réclamations. • Elle envoie des commissaires agir dans le Péloponèse en faveur des Lacédémoniens trop écrasés par les Achéens. Des discussions s'élèvent au sujet des comices pour la préture et de l'élection des censeurs; Porcins Caton, malgré le sénat, est élu censeur avec L. Yalérius Flaccus. Il exclut du sénat Q. Flamininus, coupable d'avoir fait exécuter un condamné ■dans un festin pour plaire à un débauché. Il rend sa censure célèbre par sa sévérité (3247). La même année voit la mort de Philopœmen, empoisonné par les Messéniens, d'Annibal qui s'empoisonne lui-même pour ne pas être livré aux Romains par Prusias, roi de Bithynie, et aussi, selon Polybe, de Scipion l'Africain (43-52). Philippe, inquiet, ainsi que son fils aîné Persée, de la faveur dont jouit Démétrius auprès du sénat de Rome, porte la guerre en Thrace (53). Les Romains chassent les Gaulois d'Aquilép qu'ils viennent de fonder et font savoir aux Transalpins
qu'ils traiteront de même toate immigration semblable. Ils créeot des colonies sur le pays des Boïens (54-55).
Litre XL (Ann. 182-179). — Philippe fait occuper par des Thraces les villes maritimes dont il transporte ailleors les habitants. Ses cruautés le font détester. Persée, par de fausses accusations, excite sou caractère soupçoimeai contre Démétrius, et» au milieu d'expéditions militûres^ non autorisées par les Romains et dont celui-ci est tena écarté, arrive à le faire empoisonner par ses afQdés. Entre temps, les Romains s'efforcent de soumettre les Celtibériens, règlent un différend entre Garthage et MasiBissa, félicitent les Achéens d'avoir repris Messène, reçoivent à la fois les ambassadeurs d'Eumène et ceux des rois de Cappa> doce et du Pont. Ils subissent le fléau de la peste (1*24). Le proconsul Em. Paulus, mis un moment en mauvaise posture chez les Ligures, s'en tire avec valeur et les bat (25-28). Les livres de Numa, découverts dans un champ, sont brûlés par ordre du Sénat sur l'affirmation donnée par le préteur qu'ils sont contraires au culte établi (29). Tandis qu'un soulèvement de la Corse est réprimé, le préteur Q. Fulvius Flaccus obtient des succès sensibles en Celtibérie. D'autre part, pour venir à bout de la résistance continuelle des Ligures, on en transporte une multitude dans les solitudes du Samnîum (30-41). A Rome, Gentius, roi d'IUyrie, est accusé de brigandages maritimes; la peste continue ses ravages ; on envoie une colonie latine à Pise; les deux censeurs, ennemis l'un de l'autre, sont réconciliés par les principaux citoyens (4246). T. Sempronius pénètre au cœur de la Celtibérie et en prend beaucoup do places. Dans le même temps, les Ligures subissent de nouveaux revers; et, en Macédoine, Philippe, désabusé sur le compte
de Persée, meurt au moment où il songe à prendre pour héritier son ami Antigone; c'est Persée qui lui succède (47-^9).