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*69d LIVRE CINQUIÈME. CU. IV, 4.
fêtes du mariage de sa fille, « ses amis regrettent que le ftambeau allumé pour les noces de la fille enflamme le bûcher du père, facem, nuptiis filise accensatn, rogo patris sulh éitam dolebanO ». Vous pouvez dire que vous ne recon* naissez pas tout à fait dans Trogue Pompée une prose •égale à celle des meilleurs classiques ; il n'en était pas moins un écrivain digne d'être mis au nombre des meilleurs qu'aient produits les dernières années du règne d'Auguste ; et son ouvrage, bien écrit, en somme, présentait une histoire suffisamment complète et exacte de tous les peuples anciens; il savait apercevoir dans ceux mêmes des personnages dont il louait le plus la politique ou les grandes actions les fautes et les vices qui leur étaient imputables, et nous voyons qu'il eût mieux aimé s'exposer ^u reproche de médisance, parfois adressé à son modèle ThéopompeS plutôt que de dissimuler ce que lui dévoilait la connaissance des faits. Si donc les Romains de son temps ne semblent pas lui avoir accordé toute l'estime qu'il méri<* tait, c'est probablement, je le répète, parce que, particulièrement soucieux de tout ce qui concernait les peuples étrangers, il n'a fait à Rome tout juste que la part qu'il s'est cru obligé de lui faire pour ne point paraître manquer aux plus stricts devoirs du patriotisme^.