‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 104 sur 460 · Freppel, Saint Cyprien, Paris', 1890, p. iC · texte numérisé non relu

Freppel, Saint Cyprien, Paris', 1890, p. iC

7. Ep. VII ; XIV, I ; xx, 1. Cf. VEp. viii, écrite de Rome par le clergé de Rome au clergé de Carthage.

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s'y faufiler par des moyens assez équivoques. Il eut à combattre un parti de prêtres rebelles qui, avec Novatus et Felicissimus à leur tête, luttaient contre l'autorité de l'évêque. Pendant la vacance du siège pontifical de Rome (du 21 janvier 260 au début de mars 25 1), il soutint énergiquement la candidature de Cornélius, qui fut élu contre son compétiteur Novatien. Son influence ne cessait de grandir dans l'Afrique chrétienne, et les Églises sollicitaient de toutes parts ses directions. L'édit de Gallus et de Volusianus en 252 n'amena pas la persécution générale qu'on avait d'abord pu redouter. Mais d'autres épreuves frappèrent les chrétientés africaines, et Cyprien y donna la mesure de son dévouement : razzias de chrétiens numides, pour le rachat desquels il fallut ouvrir une souscription ; peste meurtrière, qui s'accompagna d'un réel affaissement de la moralité publique et suscita de nouveaux sévices contre les chrétiens rendus responsables du désastre. Ses dernières années furent préoccupées par la question de la validité du baptême conféré par les hérétiques. Cyprien entra en conflit à ce sujet avec le pape Etienne (254-257), et le débat ne tarda pas à s'aigrir de part et d'autre jusqu'à de graves menaces. Mais bientôt l'édit de Valérien, promulgué en août 257, amena la première comparution de Cyprien devant le tribunal du proconsul, qui le relégua à Gurubis. Un an plus tard, un ordre venait l'en tirer ; c'était cette fois pour le martyre, qu'il subit le i4 septembre 258.

Jetons d'abord un regard sur les idées qui ont été

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