‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 106 sur 460 · I. Cf. de Unitate, 1 et suiv · texte numérisé non relu

I. Cf. de Unitate, 1 et suiv

s. Ibid. (Ilartel, I, 209, ligne i3).

3. Voir VIndex de Harlel, ou mieux encore la liste dressée par Chapman dans la Ft. Bén., 1902, pp. SGô-Sôy.

gurent cette « unanimité » des volontés, cette cohésion infrangible du corps des fidèles avec le corps des pasteurs : c'est la tunique sans couture du Christ, la colombe du Cantique des Cantiques (oiseau fidèle et pacifique par excellence), le pain et le vin du saint Sacrifice, formé l'un de quantité de grains de blé, l'autre de multiples grappes de raisins, etc. Certains des adversaires de Cyprien exploitaient la parole du Christ : « Partout on deux ou trois se réuniront en mon nom, je serai au milieu d'eux », et ils en tiraient parti pour justifier leur désir de schisme. Cyprien retourne contre eux le texte dont ils abusent, et leur prouve que cette maxime, loin de les justifier, les condamne. L'intention du Christ, en l'énonçant, a été de témoigner son amour pour la concorde et l'union, puisqu'il laisse entendre qu'il sera plus volontiers avec deux ou trois personnes animées du même sentiment qu'avec un grand nombre d'hommes dont les cœurs battraient différemment'.

De telles prémisses, Cyprien ne pouvait tirer que des conclusions de total exclusivisme contre ceux qui se retireraient ou demeureraient en dehors d'une société si étroitement resserrée par l'esprit d'obéissance et de charité. Il n'a point reculé devant ces conséquences, ou plutôt il y a insisté avec force. Les plus louables actions perdent, selon lui, leur mérite en dehors de l'Église : le martyre demeure infécond, les « charismes » sont sans valeur, et le salut devient impossible *.

Son attitude dans l'affaire du baptême des héréti-

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