‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 117 sur 460 · Ep. XVIII, I. Cf. Ep. xvin, a · texte numérisé non relu

Ep. XVIII, I. Cf. Ep. xvin, a

t*. Ep. x\u, i.

Leur prérogative demeurait donc subordonnée à l'examen de VEcclesia et à la décision de l'évêque. C'était là un principe parfaitement affermi dans l'esprit de Cyprien : de là son indignation au reçu de tel billet', oïj des martyrs lui notifiaient sur un ton péremptoire le pardon qu'ils accordaient à tous ceux dont la conduite, postérieurement à l'apostasie, aurait été jugée irréprochable.

Au surplus, dès qu'il apercevait un sincère repentir, une volonté d'expier la défaillance passée, il penchait aussitôt vers l'indulgence. Ainsi, dans VEpître Lvi % il examine le cas de trois chrétiens qui, après être sortis victorieusement d'une première épreuve, avaient fini par céder à l'atrocité des tortures. Depuis ce temps, — trois ans s'étaient écoulés déjà, — ils n'avaient cessé de faire pénitence. Tout en réservant la décision d'un prochain concile, Cyprien exprime nettement son avis personnel : les circonstances de leur (( chute », comme aussi leur bonne volonté présente, leur confèrent les titres les plus légitimes au pardon.

Dans les premiers jours d'avril 261, un concile se réunit à Carthage pour régler ces angoissantes questions'. C'est, sans doute, dans cette assemblée que Cyprien lut l'admirable traité de Lapsis où il fait, pour ainsi dire, l'examen de conscience de l'Eglise d'Afrique au lendemain de la crise redoutable qu'elle venait de traverser. L'opuscule débute par un cri de joie en l'honneur de la paix enfin rendue à l'Eglise et par un pieux témoignage d'admiration à l'égard

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