‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 118 sur 460 · I. Cf. Ep. XXIII et Ep. xxvn, a · texte numérisé non relu

I. Cf. Ep. XXIII et Ep. xxvn, a

a. Hartel, 648.

3. Il n'est pas impossible qu'il y ait eu deux conciles en aBi. Cf. Monceaux, II, 43.

l'affaire DKS LAPSI 2o5

des confesseurs qui furent plus forts que les tourments. Puis il aborde le douloureux problème posé par les multiples désertions dont l'Eglise d'Afrique avait eu le spectacle. Il montre que, si Dieu a voulu ainsi éprouver les siens, c'est que l'affaissement de la foi appelait un châtiment rénovateur'. C'est l'attachement de presque tous aux biens terrestres qui, en amollissant les âmes, les a préparées d'avance aux pires abdications. La dernière partie du traité est une longue exhortation à la pénitence, conçue dans les termes les plus pathétiques, mais qui enveloppe une détermination très précise des droits des confesseurs, droits trop souvent amplifiés à l'excès par de scandaleux pardons.

L'opuscule est d'une onction, d'une profondeur de sentiments, d'un tact surprenants. Tout ce qu'il fallait dire y est dit, mais avec les tempéraments de la charité la plus attentive.

Finalement, le concile s'arrêta aux décisions suivantes (elles nous sont connues, non par les actes du concile, que nous n'avons plus, mais par les lettres de Cyprien, spécialement par VEpître lv) : i" Tout espoir de paix ecclésiastique n'était pas enlevé aux coupables, mais une longue pénitence leur était imposée, avec obligation de solliciter l'indulgence de l'évêque, qui aurait à se prononcer sur les cas particuliers '. — 2° Une différence de traitement était faite entre les libellatici et les lapsi. Les premiers, comme moins coupables, seraient autorisés à rentrer en communion après enquête. Les lapsi, eux, ne pourraient obtenir leur pardon qu'à l'article de la mort'.

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