‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 119 sur 460 · Ep. LV, 2, G, 17 ; LVHi, I ; lix, i · texte numérisé non relu

Ep. LV, 2, G, 17 ; LVHi, I ; lix, i

2o6 SAINT CYPRIEN

Sur ce dernier point, le concile se montrait donc plus rigoureux que Cyprien n'était lui-même disposé à l'être. — 3° Les lapsi qui se refuseraient à l'exomologèse ne seraient pas réconciliés, même à l'article de la mort *. .

Enfin, au printemps de l'année suivante, un nouveau concile de 42 évêques accorda une amnistie générale aux lapsi qui se seraient soumis à la pénitence requise, mais tout espoir de récupérer le sacerdoce fut interdit aux évêques, prêtres et diacres qui avaient succombé dans la lutte -.

La question des lapsi n'était pas définitivement close. Elle avait trop profondément ébranlé la conscience chrétienne pour ne pas pousser de plus lointaines conséquences. A Rome, le parti rigoriste, groupé autour du prêtre Novatien, protesta contre les adoucissements que les conciles jugeaient légitimes et nécessaires. Avec Cyprien triomphait pourtant le parti de l'indulgence. C'est lui qui avait préconisé à l'avance les solutions les plus équitables et, pour l'époque, les plus pratiques. Les mots que voici résument toute sa conduite, faite de modération et de fermeté : Conscientlae noslrae convenir, écrivait-il au pape Cornélius, dure operani ne quis ciilpa nostra de Ecclesia pereat. Il avait profondément souffert à la pensée que trop de sévérité précipiterait tant d'âmes dans le désespoir ; mais sa bonté même avait rencontré une limite dans le juste souci des prérogatives de l'évêque et du « sacrement » de l'unité ^

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