‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 120 sur 460 · I. Ep. Lv, a · texte numérisé non relu

I. Ep. Lv, a

a. Ep. Lvii, I et 5.

3. L'expression sacramentum imitalis revient fréquemment dans son œuvre (Hartel, p. 2i3, ii ; aib, ii ; 600, 4 ; 668, 8 : 764, i5 ; 786, i3 ; 808, 3 ; 809, 9 ; 820, i).

Nous tenons les principes de saint Gyprien et la méthode selon laquelle il les ajustait aux réalités. II suffira dune brève appréciation sur ses traités, ses libelli : c'est l'expression qu'il emploie constamment pour les désigner.

Uad Domttum doit être de très peu postérieur au passage de Gyprien au christianisme. G'est l'eifusion d'un nouveau converti qui se rappelle sa cécité morale d'avant le baptême, la lourdeur des chaînes rivées sur lui par les passions, et qui se sent délivré, et tout illuminé d'évidences. Il fait part à son ami Donat, chrétien, lui aussi, mais un peu moins ardent, ce semble, du travail admirable qu'a opéré en lui la foi rénovatrice.

On a voulu transformer ce monologue enthousiaste en un dialogue ^ : il suffirait pour cela de placer au début quelques lignes fort plates, reléguées par Martel - parmi les documents apocryphes, où Donat affirme gauchement l'unité de pensée qui l'a toujours lié à Gyprien et semble lui rappeler une promesse : Vad Donaiiim commence justement par ces mots : u Bene admones, Donate carissime ; nam et promisisse me memini, etc.. » Mais cette conjecture ne paraît guère heureuse. Pourquoi cette amorce aurait-elle été éliminée de la plupart des manuscrits ? Ne détruit-elle pas le parallélisme du début et de la fin de l'ouvrage, de ces deux descriptions par où il s'ouvre et se ferme?

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