‹ Histoire de la littérature latine chrétienneChapitre 132 sur 460 · LES APOCRYPHES MIS SOUS LE XOM DE GYPRIEN · texte numérisé non relu

LES APOCRYPHES MIS SOUS LE XOM DE GYPRIEN

Aleatores (dont, au point de vue de la forme, on pourrait rapprocher certaines lettres émanant soit du clergé romain, soit de divers correspondants de Cyprien '), des données précieuses sur le latin a vulgaire ». Harnack - avait pensé y rencontrer un opuscule du pape Victor. Du même coup, Yaducrsus Aleatores était promu à la dignité de première œuvre de la littérature latine chrétienne. Mais l'hypothèse n'a pas résisté aux investigations dont elle a été le point de départ, et Harnack a dû l'abandonner '. Il reste que l'auteur de Vaduersiis Aleatores se réclame de ses privilèges d'évéque, corrélatifs, à ses yeux, de devoirs impérieux*. On peut penser soit à un « évêque africain de l'école de Cyprien ^ » (souvent imité dans le traité pour la langue et la forme des citations bibliques), soit à un antipape novatien de Rome.

Le de Singularitate clericorum rappelle aux clercs, en une longue « instruction » qui ne comprend pas moins de 46 chapitres, le devoir qui leur incombe de ne pas habiter avec des femmes. Pendant des siècles l'Église fulminera contre cet abus sans réussir à le déraciner. On en trouve déjà la trace au IP siècle dans Hermas et chez saint Irénée. Saint Cyprien le dénonce

I. Ep. VIII, XXI, XXII, XXIII, XXIV, dans la série des lettres de saint Cyprien.

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